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PRINCE KILLIAN ET LE TRESOR DES TEMPLIERS

Un film de Antonio Hernandez

Adaptation de Comic's espagnol

Lors d'une mission au Moyen Orient, dans le cadre des Croisades, le Capitaine Trueno se retrouve face à un prisonnier qui lui demande de remettre un calice à une confrérie de chevaliers particulière, supposée avoir disparue il y a longtemps. Ne sachant trop que faire, il emporte l'objet avec lui, ignorant que d'autres sont à sa recherche...

Sortie en DVD et Blu-ray le 18 octobre 2012

Difficile pour un Français de juger une super production espagnole basée sur un Comic book datant des années 50-60. Il faut d'abord comprendre l'ampleur du phénomène dans la péninsule ibérique. Créé en 1956 par le scénariste Víctor Mora Pujadas et le dessinateur Miguel Ambrosio Zaragoza, ce chevalier, ce personnage connu son heure de gloire entre les années 1959 et 1968 dans toute l'Espagne, les aventures développées dans les décennies suivantes n'atteignant pas le même succès.

Dans ses aventures, le Capitaine est accompagné par ses amis Goliath et Crispín, deux personnages secondaires visiblement là pour amuser la galerie. En effet, l'un fait office de puceau de service, un rien vantard, mais ignorant les choses de l'amour, tandis que l'autre est cantonné dans le rôle de la grosse brute qui passe son temps à manger (avec sa massue façon homme de Cro-Magnon et sa force surhumaine, souvent mal maîtrisée). Dans cet épisode du Graal, il rencontre une fervente combattante viking, belle blonde indépendante, qu'on devine suffisamment opposée au Capitaine, pour devenir sa belle.

Même si le tout paraît aujourd'hui assez schématique, entre combats approximativement chorégraphiés, décors simplistes et dialogues peu convaincants, il faut bien avouer que le scénario reste fidèle au principe de la bande dessinée. Ainsi, il s'éloigne d'une vision manichéenne des luttes avec les étrangers et ne se cantonne pas à une description stéréotypée des autres races. Le personnage principal, portant au service des croisés, n'hésite pas d'ailleurs à s'allier avec Vikings ou Arabes, en fonction des situations et enjeux.

Ici, l'histoire de rituel nécessitant le Graal comme vecteur lors d'une éclipse de lune, sent le déjà-vu. De plus, elle se cumule avec des histoires de sorcellerie, de combattants sans visages indestructibles et de diables souterrains. Ce dernier élément, le plus effrayant sur le fond, avec visages aux yeux rouges apparaissant dans le sable, corps enterrés mystérieusement happés sous terre, est malheureusement un peu édulcoré sur la fin, laissant le spectateur sur sa faim. Au final, ces aventures intéresseront plus les enfants, qui découvriront peut-être ici le personnage, incarné à la manière d'un playboy ultra-brite par Sergio Peris-Mencheta (vu dans « Sa majesté Minor » et « Resident Evil : afterlife ») aussi musclé que finalement peu crédible.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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