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PREMIERS PAS DANS LA FORÊT

Avec les voix de

Un parfait recueil pour l’éveil des plus petits

Un éléphanteau, un ourson, un renardeau, un poulain découvrent le monde et se confrontent à la nature et aux autres animaux qui les entourent…

Premiers pas dans la forêt film animation image

"Premiers pas dans la forêt" est une recueil de 9 petits histoires, regroupées en 6 chapitres, dont les quatre premiers sont dédiés à un personnage (Ahco le petit éléphant intrépide, L’ourson, Le renardeau, Le poulain) et le deux derniers à des événements ou intentions (Rencontre et Rentrons chez nous). Même si on se dit que les deux derniers, mêlant certes certaines espèces déjà croisés, auraient sans doute eu plus leur place dans le chapitre dédié au renardeau, l’ensemble revêt toutefois une belle cohérence, pourtant pas évidente au départ (le premier film est coréen, daté de 2013, les 8 autres sont russes et de 2017, utilisant une musique datant des années 60).

"Ahco le petit éléphant intrépide" ouvre le bal et met en scène, en dessin traditionnel, avec différentes couches donnant de la profondeur. Intrigué par un papillon, l’éléphanteau s’éloigne de sa mère et découvre d’autres animaux, ainsi que l’eau. Ponctué d’effets de flou et de mouvements virevoltants usant de perspectives et angles de vues plutôt osés, le film est visuellement très beau. Les huit autres courts métrages, animés de la même façon, disposent de personnages peints aux traits de contours épais et ponctués de graff, et de décors dans lesquels arbres, branches et feuillages sont en aquarelle, et se révèlent d’une infinie tendresse.

Le segment consacré à l’ourson, est composé de trois histoires : "La maman ours et son petit", où l’ourson découvre notamment la douleur avant de retourner vers sa mère massive et rassurante, "Voler ou tomber ?" dans lequel il réveille des corbeaux et rentre dans un cerf, et "La bête effrayante" où il explore l’extérieur de la tanière en plein hiver, dans la neige, apprenant à grogner. Le renardeau aura lui un court métrage dédié, mais sera aussi le héros des deux derniers. Dans "Le vent", il tâche de revenir à sa tanière sans s’envoler, alors que dans "La pluie" il poursuit une libellule et tâche de s’abriter sous des feuillages avant de finir tout mouillé. Enfin dans "Le flair", il renifle ce qu’il croise, d’une fleur à un hérisson, et fait la connaissance du poulain.

Ce poulain qui justement a deux courts métrages dédiés, dans le segment qui lui est consacré. Le premier, "La lune", est sans doute le plus poétique de tous les courts métrages du recueil. Jouant avec les reflets de la lune dans l’eau, ce film à l’ambiance nocturne, est un délice de découverte et de naïveté, enchanteur par son graphisme comme par son aspect poétique. Quant à "La course d’escargot", il respire l’insouciance, l’animal éprouvant sa vitesse en galopant et jouant avec un écureuil, alors qu’un escargot poursuit lentement sa route. Au final, "Premiers pas dans la forêt" dégage un charme indéniable et sans aucune paroles parvient à faire toucher du doigt les notions de découverte, de curiosité, de prudence et de respect de l’autre. Une vraie réussite faisant se rencontrer deux nationalités en apparence très éloignées.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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