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THE PLEASURE OF BEING ROBBED

Un film de Joshua Safdie

Néant

Une jeune femme interpelle des inconnues dans la rue, en espérant tomber sur le bon prénom. Lorsque ceci arrive, elle joue les retrouvailles et en profite pour dérober leur sac...

La Quinzaine des réalisateurs nous avait habituée à des films de clôture de qualité: « Billy Elliot », « Congorama », « La grande séduction »... On reste donc sans voix face à la sélection de « The pleasure of being robbed » pour l'édition de Cannes 2008. Non-histoire d'une voleuse professionnelle, roublarde et séductrice, le scénario aligne sans style les méfaits, petits et grands, jusqu'au vol d'une voiture dont elle a trouvé les clés dans un sac à main dérobé dans un pub. Aidée par un ami qui passe à vélo, s'ensuit alors une interminable leçon de conduite, de près de vingt minutes. On commence alors à se dire qu'on se fout tout bonnement de notre gueule.

Sensée amorcer une relation amoureuse entre elle et l'ami qui la guide, cette scène n'a finalement aucun intérêt, et l'on est presque soulagé quand on arrive enfin devant chez lui. La suite est sans intérêt également, et la séduction qu'est sensée opérer l'actrice principale, accompagnée dans ses petits délits par une musique gentillette, n'opère finalement jamais. Dire qu'on s'ennuie est un doux euphémisme. Un film aussi inutile que totalement creux.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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