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LE PARFUM DE LA DAME EN NOIR

Un film de Bruno Podalydès

Joyeux foutoir

Après le décès de Larsan (Pierre Arditi), reconverti en magicien à succès, Mathilde Stangerson (Sabine Azéma) épouse Robert Darzac (Olivier Gourmet). Tous deux se rendent alors en villégiature chez des amis, au château d’Hercule, où d’étranges phénomènes prennent place…

« Le parfum de la dame en noir », suite du décevant « Le mystère de la chambre jaune », est une nouvelle adaptation d’un roman de Gaston Leroux, signée des frères Podalydès. Plus désordonné que la première aventure de Rouletabille, il en est du même coup plus mystérieux, et plus séduisant. Car, si pendant les trois quarts du film, on ne sait pas très bien ce que recherche le détective, en poursuivant cette fantomatique « dame en noir », ni quel est le but de l’enquête qu’il mène au château, l’humour loufoque que transpire le film conquit le spectateur d’emblée, dès la présentation des invités du château, dont l’une passe son temps à vider des poissons pour les empailler, et un autre à contempler un magnifique point de vue, sans arriver à jeter une goutte de peinture sur la toile disposée devant lui.

En tête d’une distribution remarquable, on trouve Zabou Breitman, hôtesse lumineuse et enjouée, dans le comportement de laquelle, absurde et logique implacable se mêlent avec délice. Dans un registre encore plus barré, on retrouve également Vincent Elbaz en prince allumé, quasi méconnaissable. Toute la troupe baigne dans une lumière d’été chaleureuse et empoisonnée, capturant l’inquiétude, sans enfermer le spectateur dans une réelle angoisse. On regrettera simplement, que les auteurs aient choisi, comme dans le premier opus, de rejouer les conclusions et explications à rallonge, dévoilant les non dits et les éléments invisibles, de manière trop appuyée. Ce deuxième volet est au final, bien meilleur que le précédent, même si beaucoup plus fouillis.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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