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PANDA PETIT PANDA

Un film de Isao Takahata

Les débuts de Takahata et Miyazaki

La petite orpheline Mimiko habite dans la maison de sa grand-mère. Alors que cette dernière s’absente pour quelques jours, un bébé panda et son papa, échappés du zoo voisin, pénètrent dans la maison…

« Panda petit panda », qui date de 1973, marque les débuts au cinéma de Isao Takahata (« Le tombeau des lucioles ») et Hayao Miyasaki (« Le voyage de Chihiro »). Autant dire que la sortie en salles française tardive de ce film peut attirer la curiosité, non seulement des enfants, car c’est le premier public visé, mais aussi des admirateurs de ces deux géants de l’animation japonaise.

Le film est en fait composé de deux moyen-métrages, le deuxième étant la suite immédiate du premier mais qui, à l’époque, était sortis au Japon à quelques mois d’intervalle, le premier ayant eu un immense succès. La première partie nous permet surtout de faire connaissance avec les personnages, alors que la seconde nous plonge tout de suite dans des aventures menées à cent à l’heure.

Tous les ingrédients qu’on attend d’un bon film pour enfants sont réunis : des personnages drôles et charismatiques, un rythme sans temps mort et une morale bienveillante sur l’amitié et l’acceptation de l’autre dans sa différence, malgré le fait qu’il soit gros, poilu et qu’il mange du bambou. Si le film s'adresse vraiment aux petits enfants (voire aux grands bébés), l’adulte qui les accompagne ne s’ennuiera pas forcément pour autant, car l’humour est tellement naïf mais assumé, qu’il peut se teinter d’un second degré d’absurdité et provoquer des rires complètement involontaires. Ainsi quand la petite Mimiko fait une pirouette et marche sur les mains dès qu’elle est contente (c'est-à-dire tout le temps), suivie par bébé panda et papa panda, qu’ils tombent tous à la renverse en dévastant la maison au passage, et qu’ils se prennent un gros fou rire, on ne peut que les accompagner…

Il y a peut-être deux inconvénients cependant. Le premier, c’est la musique qui risque de vous rester dans la tête après la séance, telle ce genre de mélodie qui reste dans l’oreille mais sans vouloir en sortir et qui vous tape gravement sur le système… Le deuxième, c’est que l’enfant que vous avez accompagné va non seulement chanter cette mélodie à tue-tête pendant une semaine, mais en plus va vous supplier à genoux de lui acheter un panda en peluche, voire un vrai, car le film lui aura prouvé que c’est le meilleur ami qu’on puisse avoir au monde.

Rémi GeoffroyEnvoyer un message au rédacteur

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