Banniere-Berlinale-2019

OVERLORD

Un film de Julius Avery

Zombies 1944

Quelques heures avant le Débarquement du 6 juin 1944, un groupe de soldats américains est chargé de détruire une antenne radio située dans un petit village français à l’intérieur des terres. Une fois sur place, ils découvrent que les Nazis se livrent à des expériences sur les habitants…

Un petit commando américain, une jeune femme résistante et son petit frère. Ajoutez à ceux-là un scientifique nazi (trop peu présent), un officier nazi sadique et quelques expériences bizarres et vous obtenez un cocktail nommé "Overlord" ! Le mélange des genres (ici film de guerre et film d’horreur) fonctionne assez bien, le long-métrage ne lésinant pas sur l’hémoglobine, ceci pour notre plus grand plaisir (c’est la guerre après tout !) tout comme sur les scènes d’action (les premières minutes nous parachutent directement au cœur du conflit) même si elles n’ont pas toutes la même qualité.

Certes personnages sont ultra stéréotypés et sans nuances, mais ici cela ne pose pas de problème car le long-métrage ne souhaite pas faire dans la dentelle. Le problème c’est qu’on ne s’attache à aucun d’entre eux. La gestion scénaristique de certains protagonistes au cours de l’histoire est plutôt bien pensée contrairement à d’autres. Et l’ensemble du casting s’en sort plutôt bien, le fait de ne proposer aucune tête d’affiche s’avérant ici un avantage.

Malgré tout, on finit par se retrouver dans un ensemble trop balisé où surgissent par moment quelques bonnes idées de scénario mais où l’adrénaline des premières minutes finit par se déliter au fur et à mesure que l’intrigue avance, malgré le débouché sur un ultime moment de bravoure qui s’avère un peu décevant. Mais le véritable problème de cette production est sa mise en scène. Elle demeure plate et se contente du service minimum, nous infligeant par ci par là des jump-scare trop attendus. De même l’aspect zombie du film n’est vraiment exploité en tant que matière à scènes d’action que dans les quinze dernières minutes.

Bien évidemment en regardant "Overlord" on pense souvent aux sagas de jeux vidéo Call of Duty : Black Ops (et son mode zombie) et Wolfenstein, qui ont su réaliser ce mélange des genres avec succès. On a donc parfois la sensation de (re)vivre cette expérience sur grand écran. Finalement "Overlord" n’est pas le rollercoaster attendu mais demeure un objet cinématographique fun avec un mélange des genres qu’on devrait voir plus souvent en salle. Il s’avère être une série B de bonne facture mais qui souffre du mauvais développement de certains points scénaristiques et d’une mise en scène trop quelconque pour lui faire passer un cap.

Kevin GueydanEnvoyer un message au rédacteur

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