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NOTRE ÉTÉ

Une bluette adolescente, guimauve à souhait

Sara rencontre Lorenzo lors d’un stage de voile. Ils tombent amoureux mais une fois revenue chez elle, Sara apprend que la maladie dégénérative dont elle souffre s’est aggravée. Elle va très vite devoir vivre en fauteuil roulant…

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Il l'aime, elle l'aime mais elle est gravement malade. Va-t-il encore l'aimer quand il saura la vérité ? Tel est le seul rebondissement de "Notre été". Une fois cette énigme très rapidement résolue, on a beau chercher, plus rien ne vient relever cette insipide romance lycéenne. Et pour cause : les dialogues sont d'une platitude soporifique ; la moindre émotion est étouffée derrière un joli sourire ; l'actrice figée, pose plus qu'elle ne joue et le scénario suit un canevas usé jusqu'à la corde.

En résumé, il faudra 1h39 au film pour vous dévoiler [attention spoiler] que l'amour est plus fort que tout. Comme c'est un peu long pour arriver à cette extravagante vérité, le métrage dilue la romance de ses héros parfaits avec des personnages secondaires qui, eux, évoquent à doses homéopathiques toutes les problématiques propres à l'adolescence : les parents divorcés, la mère décédée, l'abus d'alcool… Enfin, afin de combler le vide scénaristique, le réalisateur peaufine un peu les décors en situant l'action sur la côte sicilienne. Une ambiance carte postale ponctuée de-ci de-là par des compétitions de voile, histoire de mettre un peu d'action dans cet océan d'eau de rose.

Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur

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