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MY BAKERY IN BROOKLYN

Un film de Gustavo Ron

Un arrière-goût de rivalité trop prononcé

À la mort de leur tante Isabelle, deux cousines apprennent que celle-ci était criblée de dettes et décident de reprendre la boulangerie qu'elle possédait. L'une est une professionnelle de la cuisine, employée frustrée d'une émission télé qui ne la met pas en valeur. L'autre avait pour projet un long voyage en Europe, qu'elle décide une nouvelle fois de reporter...

Film espagnol dirigé par Gustavo Ron, « My Bakery in Brooklyn » est de ces petits films qui abordent avec un soupçon de poésie et de légèreté les drames de la vie : la mort, la jalousie, l'amour impossible, la concurrence... Proposant quelques personnages originaux et séduisants (l'aveugle capable de décrire quelqu'un à partir de ses différentes paires de chaussures, l'amoureux chevaleresque, un couple de vieux bien louches...), le scénario se perd malheureusement dans des rivalités stériles.

En effet, si l'idée de l'affrontement entre les deux cousines était plutôt bonne (l'une garante de la tradition, l'autre souhaitant expérimenter), les faire se battre en plein magasin à grand renfort de pâtisseries ne produit pas l'effet comique attendu. Et on s'attache finalement bien moins à ces deux personnages, égoïstes chacune à leur manière, qu'aux deux (ou trois) amoureux éconduits. Le charme de ce film, chapitré à coup de croquis soulignant son aspect conte, ne dure donc qu'un temps, laissant un peu le spectateur à la frange de cet univers gentiment désuet.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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