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LES MAUVAISES HERBES

Un film de Louis Bélanger

Un gentil kidnappeur

Un comédien de théâtre, ayant une lourde dette auprès d’un mafieux de Montréal, échappe de peu à son créancier lors d’une représentation, tuant par hasard son homme de main. S’enfuyant dans la campagne enneigée, il se réfugie chez Simon, agriculteur qui décide de le séquestrer après qu’il lui ait montré sa serre emplie de plans de cannabis…

"Les mauvaises herbes" démarrait comme une improbable pantalonnade, avec un comédien habillé en costume d'époque bleuté, s'enfuyant dans la neige et trouvant refuge auprès d'un homme bavard et cynique, dont l'attitude ouverte se transforme vite en quelque chose de plus inquiétant. Mais étrangement, après quelques scènes de discussion tendues, c'est l'étrange relation entre séquestré et un tortionnaire qui se pose de manière incongrue en employeur, qui finit par faire le sel de ce récit hors du commun.

Grâce à deux acteurs inspirés (puis trois), c'est à une cohabitation houleuse entre gens de classes sociales différentes que l'on assiste avec un certain plaisir. Si le film vaut avant tout pour ses dialogues assaisonnés, le scénario le dote également d'un comique de situation réjouissant, que l'histoire de dette en arrière plan vient pimenter ponctuellement. Un film réjouissant et bizarrement humain, à défaut d'être esthétiquement maîtrisé.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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