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MADAME EDOUARD

Un film de Nadine Monfils

Quelle distribution pour une telle déception

Le commissaire Léon (Michel Blanc), adapte du tricot, se retrouve à enquêter sur le cadavre d'une jeune fille ayant perdu un avant bras, découvert dans l'un des cimetières de Bruxelles. Comme la victime a séjourné dans une des chambres d'un hôtel – bistrot, il en vient à soupçonner Madame Edouard ( Didier Bourdon ), femme de ménage travesti…

On se demandait pourquoi avec une telle brochette de comédiens et comédiennes de qualité, la production de cette comédie pas drôle (ou peu drôle) franco belge, n'avait pas trouvé les moyens de faire une tournée de promo et de nous montrer le film, histoire d'anticiper un peu sa sortie. Et bien, il faut se rendre à l'évidence, c'est bien parce que ce film constitue un véritable naufrage artistique collectif.

La réalisatrice, Nadine Monfils, transpose ici à l'écran, l'une des premières nouvelles publiées, concernant les péripéties du flic flegmatique et décalé, le commissaire Léon. On n'est pas très surpris quand on apprend que l'ensemble des personnages est inspiré d'individus Montmartrois, étrangement téléportés ici à Bruxelles. Mais là où Jean Pierre Jeunet réussissait des prodiges, Nadine Monfils aligne caricatures lourdaudes et dialogues écrits à la va vite, nous arrachant parfois tout de même un sourire.

Dommage, car la joyeuse bande réunie ici, avait de quoi donner de son meilleur, comme au temps, pour certains, du splendid. Hélas, on se désole devant tant de ringardise affichée, que l'on aurait à peine pardonné si la mise en scène n'était pas aussi pépère et si le tout était inspiré d'une bande dessinée. Restent quelques scènes avec Annie Cordy, en foldingue des concours où l'on gagne des âneries du genre tatanes ramasse miettes, et surtout avec Dominique Lavanant, en bourge pilier de comptoir. Mais ça ne suffit pas pour captiver pendant une heure trente.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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