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LA LEGENDE DE ZORRO

Un film de Martin Campbell

Zorro de conduite !

Alors que la Californie est à l’aube de son adhésion aux Etats unis d’Amérique, comme 31 ème Etat, Alejandro de la Vega, se retrouve déchiré entre son rôle de père, d’époux et de justicier masqué. Et comme si tout cela ne suffisait pas, une mystérieuse confrérie vient alors tenter de compromettre la stabilité de ce nouveau pays…

7 ans après, le célèbre héros masqué est de retour, toujours aussi bondissant, malgré quelques rides accusant le passage du temps. 7 ans durant lesquelles le héros a construit sa famille tout en continuant son rôle de justicier. Mais les temps changent et le marivaudage autant que l’espionnage font leur entrée dans la famille de Zorro. Alors, si le casting n’a pas changé, l’alchimie entre les deux protagonistes rebondit, et leurs disputes repartent sur les chapeaux de roues.

Et comme les scénaristes se tordent les méninges, ils nous présentent ici un héros alccolique, de chagrin, et un gamin aux réflexes identiques à ceux de son père. Alors, force est de constater que le renard rusé est toujours aussi seyant dans son costume sombre, toujours prompte à enchaîner les galipettes et autres sauts au cours de combats à l’épée. A tel point qu’on a l’impression que Jackie Chan aurait changé de continent et de nationalité, Banderas se permettant même de lui emprunter sa coupe de cheveux, une des plus seyantes jamais vues à l’écran.

Malgré cela, le scénario est décevant, avec une énième conspiration, et des personnages à la limite de l’invisible, tellement ils sont sous exploités, sans parler des méchants caricaturaux et pleins de tiques, qui ne méritent que de mourir, dès qu’ils ont ouvert la bouche. Et on se dit que s’ils ont le droit de tuer du paysan, par pitié faites qu’ils le fassent en se taisant !!

Pourtant par moment la sauce prend, et on se retrouve vite à soutenir Zorro dans son combat, à trembler à chaque mou de Catherine Zeta-Jones, et à espérer la cascade suivante. L’autre point déjà omniprésent dans le précédent épisode, et qui fait la réussite partielle de cet épisode, est l’humour. La légende de Zorro est donc drôle quant il s’agit de jouer sur les mots et sur les cascades, ou sur le mimétisme d’un enfant qui ne porte pas que le nom de son père, beaucoup moins, lorsqu’il se permet des dérapages dans le gras, avec notamment un cheval qui fume, qui boit et qui rote.

En conclusion un film agréable et décevant à la fois, avec une icône déchue qui ne ressort la tête de l’eau qu’à de trop courts moments. La signature à coup d’épée, se fait donc cette fois ci en minuscule.

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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