Bannière Festival de San Sebastian 2021

L'HOMME DU LABYRINTHE

Un sous "Silence des Agneaux" plutôt laborieux

Alors qu’elle était collégienne, Sam (Samantha Andretti) avait été enlevée dans la rue, alors qu’elle passait près d’une camionnette. Quinze ans plus tard, elle réapparaît, amnésique. Un profiler américain, le docteur Green, est là pour l’aider à se souvenir. Quant à Bruno Genko, détective engagé autrefois par la famille pour la retrouvée, et auquel il ne reste que deux mois à vivre, il s’engage dans une nouvelle enquête…

L'Homme du labyrinthe film movie

Réunissant deux poids lourds des cinéma US (Dustin Hoffman) et italien (Toni Servillo), "L'Homme du Labyrinthe" ne pouvait être que l'adaptation d'un Best Seller, en l’occurrence celui de Donato Carrisi, ici lui-même au scénario. Malheureusement, à trop vouloir ménager le suspense, la construction finit par éventer assez vite le principal secret de cette intrigue à tiroirs, dont les deux personnages ne se croisent étrangement jamais (ou presque), éveillant ainsi naturellement les soupçons du spectateur averti. Un spectateur également surpris de l'absence d'explication sur la présence d'un profiler américain au chevet d'une jeune femme supposée être italienne, et en permanence seul avec elle.

A trop vouloir isoler ses sujets, Donato Carrisi n'échappe pas à l’écueil de la construction purement intellectuelle, en apparence brillante, mais finalement peu crédible une fois l'épreuve du montage passée. Il faut dire que la mise en scène d’Alessandro Usai et Maurizio Totti (jusque là producteurs de "Ma Fille" ou "Vierge sous serment") n'aide pas, notamment avec le choix d'une narration orale par la victime, d'un jeu dans le labyrinthe, nous extrayant en permanence de l'ambiance lugubre de celui-ci. Empilant à l'excès les fausses pistes et les indices tirés par les cheveux, "L'Homme du Labyrinthe" semble perdre même ses deux acteurs principaux en route, ceux-ci croulant sous les enjeux d'une intrigue inutilement boursoufflée. Un film qui aurait peut-être gagné à jouer la carte d l’immersion et de la claustrophobie.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

BANDE ANNONCE

À LIRE ÉGALEMENT

Laisser un commentaire