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KILLING ROOM

Un film de Jonathan Liebesman

Aussi vide que blanc

Une femme se rend dans un complexe qui apparaît être rempli de scientifiques et y rencontre un homme mystérieux qui lui demande d’analyser la vidéo d’un mystérieux projet appelé le MR13. La vidéo commence, et présente quatre cobayes d’une expérience dont ils ignorent l’issue…

Une chose est certaine, si vous choisissez d'aller voir ce film, vous allez, vous aussi, participer à une expérience déterminante dans votre existence : celle d'endurer le film le plus inutile de ces dix dernières années. Le résumé rappelle "Saw", le visuel, Natali ("Cube", "The Cypher") et c'est un véritable ersatz de ces deux films que l'on nous sert. En clair, il s'agit d'un métrage sans inspiration qui se cache derrière ces références.

Car "The Killing Room" est un film creux, truffé de clichés vus et revus dans minimum dix-huit productions au cours de ces dix dernières années. Entre le diabolique scientifique aux allures d'agent de la CIA, la petite nouvelle qui en connaît un rayon mais qui n'est pas aussi perfide que son collègue, et bien sûr les quatre cobayes représentant tous un stéréotype bien défini, "The Killing Room" fait dans la tendance écolo. Il recycle…

Alors, qui des quatre va sortir de cette salle, dont on sait, rien qu'au titre, qu'elle vous obligera à tuer ses occupants ? A la limite, on s'en contrefiche, le semblant de suspense étant la raison d'être de cette expérience. Dès les premières minutes, on nous sert des noms de code de projets ultra secrets, comme si l'on était dans la confidence, et on a beau endurer cette horreur jusqu'à la fin, on ne saura toujours pas de quoi il en résulte vraiment.

Liebesman utilise lamentablement la grande peur américaine envers le monde Arabe et il y a de quoi s'insurger contre ce prétexte, tant "The Killing Room" est simpliste, idiot et vide de sens. Sans révéler quoi que ce soit de l'"argument" du gouvernement évoqué, on peut dire que "The Killing Room" débarque après la guerre, au sens propre comme au figuré. D'autres productions, naviguant sur le même style et le même thème, se sont montrées bien plus efficaces et intelligentes que cette niaiserie au twist de fin aussi ridicule qu'un pétard mouillé. Bref, un film qui ne sert à rien…

Alexandre RomanazziEnvoyer un message au rédacteur

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