Parce qu'on en a jamais assez !

JOHANNA

Jeanne d’Arc en hongrois chanté !

Dans un hôpital militaire, un médecin recueille une jeune femme en sang. Ceci n’est qu’un exercice, mais la jeune femme disparaît bientôt dans les multiples couloirs du sous-sol…

Cette improbable adaptation de Jeanne D’Arc nous vient tout de droit de Hongrie et étonne autant qu’elle déconcerte, pour au final, ennuyer. Le traitement de l’image attire d’abord l’œil, avec sa lumière saturée, tout comme l’utilisation de décors hors d’échelle humaine, dont l’esthétique surprend. Ainsi, jamais on ne perçoit d’extérieur ou d’issue, seuls des empilements de trousses de secours, forment de fragiles murs ou barrages.

Mais le choix d’un traitement en opéra, rapidement déconcertant, plombe le rythme du récit, en orchestrant les dialogues les moins utiles. Quelques déambulations ou poursuites, filmées avec légèreté, apparaissent cependant comme des moments de claustrophobie réussis, comme peut l’être également l’utilisation scénique des couloirs. Mais cette efficacité ponctuelle, et la parabole sur le chaos, et l’influence de l’individu sur le groupe, ne sauvent pas le film du naufrage au beau milieu de l’ennui.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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