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JINGLE JANGLE

Un film de David E. Talbert

Un univers magique, pour un récit plutôt classique

Jeronicus Jangle, inventeur de génie, vendeur de jouets, réussit à donner vie à un pantin mécanique en forme de torero. Mais ce dernier, désireux de ne pas être dupliqué, convainc l’apprenti du magasin, Gustafson, de trahir son mentor en volant son invention. Après la mort de sa femme, Jeronicus, en manque d’inspiration, ne parvient pas à renouer avec le succès, laissant son magasin à l’abandon, menacé d’une saisie par la banque. Jusqu’à ce que sa petite fille débarque…

Jingle Jangle Un Noël enchanté film

Sortie le 13 novembre 2020 sur Netflix

Si "Jingle Jangle" n'était pas une comédie musicale, il en deviendrait sans doute très vite un classique de Noël. Car il y a ici tous les ingrédients pour faire rêver et réfléchir les enfants, autour d'une histoire certes classique de trahison et de succès usurpé, mettant en scène deux inventeurs de jouets, dans un univers légèrement fantastique mais faisant aussi appel à la nostalgie des robots mécaniques et autres jouets de facture ancienne. Les décors sont foisonnants, les costumes faits de riches textures, le choix des couleurs apporte de la chaleur, le tout contrastant ainsi à merveille avec l'univers éteint de ce vieux monsieur (Forest Whitaker, impeccable) dont la petite fille turbulente vient bousculer les habitudes, ramenant au passage un peu de vie et d'espoir.

Avec une introduction où la magie brille dans les yeux des enfants, impliquant un livre pop-up animé mécaniquement, puis quelques transitions façon pantins articulés en images de synthèses, l’univers visuel est indéniablement riche. Mais certaines chansons viennent cependant parfois casser le rythme d’un récit, qui s’il tient la route une bonne partie du métrage, est doté d’une fin étrangement expédiée, dans laquelle les effets de montagnes russes semblent être d’un seul coup tout ce qui intéresse le metteur en scène. Restent quelques personnages amusants, tels l’envahissante postière ou le torero Don Juan (Ricky Martin pour la voix), et surtout un vrai désir d’offrir aux enfants un conte plein de magie et de couleurs.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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