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L'ÎLE DES MIAMS-NIMAUX

Un film de Cody Cameron et Kris Pearn

Une belle inventivité

Alors que son invention transformant l'eau en nourriture semble avoir été maîtrisée, Swallow Falls, l'île de Flint Lockwood, est cependant mise en quarantaine. Les habitants sont envoyés dans une autre ville pour permettre aux équipes de la société LivE, d'effectuer le nettoyage. Alors que Flint est engagé dans la société en question, pour y soumettre ses inventions, les travaux semblent s'éterniser...

On attendait avec une certaine gourmandise la suite du délicieux "Tempête de boulettes géantes", film d'animation où la population d'une île de pêcheurs de sardines étaient confrontés à un étrange dérèglement climatique, provoquant pluies de hamburgers, pancakes, boulettes de viandes et autres spaghettis... Si la déception est un peu au rendez-vous du côté de l'intrigue, il faut bien avouer que le film dispose de quelques trouvailles qui raviront les plus jeunes, et permettront aux plus grands de ne pas s'ennuyer.

La première réside dans la figure du gourou des inventions, à la tête d'une société tentaculaire, sorte de Steve Jobs tantrique, aussi fort en communication que roublard en affaires. Ayant perdu le contrôle sur l'île, son équipe de chercheurs ayant disparu, il va envoyer Flint sur le terrain. Contre l'avis de ce chef manipulateur, le héros partira bien entendu sur place accompagné de sa fiancée, du flic musclé du coin, du fameux (baby)-Brent, ancienne égérie des boites de sardines produites localement, permettant de provoquer quelques situations rocambolesques.

La seconde et véritable trouvaille du film est graphique et se trouve dans le développement d'un véritable écosystème, formé de nombreuses bestioles improbables, formées à base d'aliments divers. Chaque plan de la seconde partie du film, située sur la fameuse île, réserve donc une multitude de surprises, nous introduisant progressivement à tout un tas de créatures : fraise avec des yeux, araignée-hamburger, pomme-de-terre-hippopotame, shamallow-canard... Du coup, si le film s'adresse plutôt aux ados, il pourra aussi émerveiller les plus petits. Les adultes, eux, regretteront la sous-exploitation de l'excellente et dynamique partition musicale, omniprésente dans le premier opus, et ici plus en retrait.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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