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HOSTEL

Un film de Eli Roth

Le second film du réalisateur de Cabin Fever : sanglant mais extrêmement décevant

Alors qu’ils séjournent à Amsterdam, deux jeunes américains et leur ami islandais apprenent l existence de symapthiques hôtels à Prague, où les filles seraient plus superbes les unes que les autres…

L’an dernier, un petit film d’horreur avait fait sensation, en emmenant un classique groupe de jeunes au fin fond des bois, pour mieux les décimer par le biais d’une sorte de viruis indigène. En pays arrièré, c’était finalement ces étrangers qui constituaient le véritbale danger, et on sxe régalait de cette vision originale. Il s’asgissait de Cabin Fever d’un certain Eli Roth, dont voici le deuxième film, Hostel, estampillé de l’écurie Tarantino, ici producteur. Et malheureusement, le jeune réalisateur est loin de réiterrer le miracle du premier.

D’abord parce que le scénario, s’il part d’une idée certes originale et qui fait froid dans le dos, rappelle, sur un autre thème, celui de l’excellent Témoin muet, qui jouait aussi sur les tentations de l’argent facile, l’absence supposée de morale et de limites à l’exploitation de la perversion dans les pays de l’est. Ensuite parce que ce dernier film, justement, réussissait à tenir en haleine, ce que Hostel ne parvient à faire qu’un temps, le suspens étant finalement assez inexistant, excepté lors de la longue scène dans une usine désaffectée, peu crédible cependant sur la durée.

Enfin, l’exploitation justement du délabrement de ces pays, et notamment des friches industrielles, est loin d’avoir l’impact, ne serait-ce que visuel, que l’on retrouve par exemple dans Les rivières pourpres de Mathieu Kassovitz. Reste certes des quantités non négligeables d’hémoglobine, et pas mal de démembrements assez sympathiques pour les amateurs de ghore. Mais cela est loin de faire un film, surtout lorsque celui-ci est annoncé comme un événement, et que le réalisateur aligne les plans aguicheurs de belles aux formes généreuses, devant lesquelles s’éberluent de jeunes acteurs pas si doués.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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