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HABANA BLUES

Un film de Benito Zambrano

Clichés musicaux pour réelle émotion

Ruy et Tito, deux musiciens cubains préparent leur premier grand concert. C’est alors qu’ils apprennent la venue de producteurs espagnols à la recherche de nouveaux talents…

Habana blues est un film sur l’amour de la musique, et ses interactions avec la vie privée. Difficile alors de s’écarter des trames habituelles générant les films du genre : galère, succès, trahisons, déchéance et éventuelles retrouvailles. Habana blues ne s’écarte que peu de ce schéma, et accumule aussi d’autres clichés concernant la place de la musique à Cuba, la débrouille sous un système totalitaire, et la fraternité. Cependant, on est vite séduit par le duo que forme les deux musiciens à la peau dorée. Sympathiques, souriants et passionnés, ils insufflent un certain rythme au film.

Et le plus intéressant dans cette histoire va être du même coup leurs destins personnels, et la dualité se faisant peu à peu jour, entre leurs velléités de succès et leur amour pour leur pays et leur proche. Cela n’en fait pas pour autant un film politique, mais présente sous un jour assez intéressant le fonctionnement d’un système commercial musical face à un système politique communiste. Etonnamment la fin du film renvoie une réelle émotion, s’écartant d’un coup d’une conclusion attendue, mais liée elle aussi à un morceau particulièrement envoûtant, qui sert de générique de fin, et qui mérite de rester jusqu’au bout.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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