GODZILLA FINAL WARS

Un film de Ryuhei Kitamura

Le plastique c’est fantastique, le caoutchouc hyper doux...

Alors que la terre, et plus particulièrement le Japon, sont attaqués par différentes créatures, des extra-terrestres, au visage humain, viennent prêter main forte à la force de défense terrestre. Mais leurs intentions se révèlent très vite négatives, puisqu’ils ont eux-mêmes lancé les monstres. Il va alors falloir faire appel au plus célèbre pour faire le ménage, c'est-à-dire Godzilla…

Et voilà que le monstre le plus célèbre du cinéma refait surface, si l’on peut dire. Après cinquante ans de bons et loyaux services, passés essentiellement à tout casser, du building au collègue en plastique, godzilla revient dans un film événement, à la fois hommage à tout le bestiaire, mais aussi renouveau du genre, dans le style et dans la forme.

Car la créature créée par Inoshiro Honda en 1950, est devenue plus qu’un personnage de film, elle est devenue une icône, aussi bien au plan national qu’international, mais ceci pour des raisons différentes. Si d’ici on la considère comme une icône has-been, synonyme à la fois de film à petit budget et d’effets spéciaux ringards, elle n’en reste pas moins un formidable vecteur de spectateurs pour les cinémas japonais.

Et cette nouvelle version est là pour le rappeler, avec le défilé continu de tout le bestiaire de la série de films et les sempiternels extra-terrestres à la recherche de la conquête de notre planète, en commençant comme toujours par le Japon (ça doit être plus facile à cause de la hauteur des building pour faire atterrir leurs soucoupes !!).

Cette fois-ci, pour peu qu’on face abstraction des défauts inhérents à ce genre de film, on peut se laisser porter par ces combats de monstres en caoutchouc dans des décors de carton pâte, car ils sont filmer de manière dynamique et surprenante. Et si le réalisateur injecte son style nerveux (pour ceux qui ont vu Versus !!), il commence par mettre en confiance le spectateur en s’accommodant de manière académique à ce classique du cinéma japonais.

Bien sûr, on reste dans de la série B. Bien sûr, ce genre de film peut paraître incongru. Mais refuser de le voir est aussi manquer tout un pan du cinéma de genre mondial, et surtout une icône tout autant vénérée que Kurosawa. Alors courrez, pauvres humains, devant le dragon furieux, tremblez et priez pour qu’il ne vous écrase pas en se retournant !!!

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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