Parce qu'on en a jamais assez !

FOOL MOON

Lune triste

De retour dans son village de Bretagne, un quarantenaire rend visite à un ancien ami d'enfance, devenu voisin de feu ses parents. Il leur apprend qu'il a invité quelques anciens camarade de promo à venir y passer quelques jours...

La réunion d'anciens potes est presque devenu un genre à part entière au cinéma. Il s'agit souvent d'y régler ses comptes ou de révéler un ou des secrets cachés. Et cela a donné le meilleur (« Mes meilleurs copains », « Peter's friends », « Nos enfants chéris ») comme le pire (« Les bronzés 3 », « L'anniversaire »). Ici, la bande à Artus de Penguern a voulu ajouter à une trame des plus classiques, regroupant les clichés du genre (le friqué pédant, le conjoint imbuvable, l'idiote...), une dose de fantastique, impliquant, comme son titre l'indique, la pleine lune et ses prétendues conséquences sur le comportement.

Et l'on ne peut pas dire que l'ensemble soit une réussite. Car tous ces personnages, malgré leur répartie (trop écrite) et leurs répliques politiquement marquées, ne fleurent pas le naturel, et semblent bien peu ancrés dans la réalité. Peu importe me direz-vous... Car d'emblée, Jérôme L'hotsky plante le décors, à l'aide d'un portrait des inquiétants voisins, demeurés limite attardés, cachant de féroces intégristes bretons (des rôles qui vont à merveille à François Morel et Elise Larnicol). Si l'excès amuse un moment, il agace très vite, laissant à peine en souvenir les quelques répliques phares qui brillent dans la bouche de la pétillante Armelle, encore toute perturbée par la brise érotique sensée souffler sur cette maison. Tout un (mauvais) programme.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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