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LE FILS DE CHUCKY

Un film de Don Mancini

Le fils de son père

Chucky est de retour, pour perturber le petit monde du cinéma en martyrisant une actrice et tout son entourage lors du tournage d’un film. Et sa tache va être d’autant plus facilitée, qu’il est venu en famille, avec Tiffany sa douce, mais surtout avec « son fils », qui faisait une très courte apparition à la fin du précédent film…

C’est au scénariste attitré des autres Chucky, Don Mancini, que revient la lourde tache de poursuivre cette série horrifique redorée par le passage affolé de Ronny Yu (La fiancée de chucky). Mais contrairement à beaucoup de scénaristes qui prennent les commandes de leur création (cf David Goyer et son Blade Trinity) en oubliant de passer par la case écriture, Don Mancini synthétise parfaitement son univers et parvient à écrire le meilleur épisode de la série, le plus référentiel certes, mais le plus équilibré et le plus horrifique.

Car chucky est avant tout un film d’épouvante, et jamais depuis sa création, le mini héros ne se retrouve autant en position de force vis à vis de ses victimes, surtout dans la dernière partie du film, où il parvient à effrayé le spectateur. Un exploit vu les films précédents. Le point de départ du film axe les personnages dans le système du film dans le film, où Chucky et sa bien aimée se voient ressuscités par leur enfant.

Dès lors ils ne vont de cesser de perturber le tournage du film et assassiner le casting sans pour autant avoir tous les mêmes envies ou pulsions. Tiffany recherchant son corps alors que Chucky que sa condition de poupée vivante arrange bien, hésite encore à retrouver le monde des humains. Et puis, au milieu, il y a cet enfant, au visage mélancolique, qui va les opposer, pour le choix de son sexe définitif, mais retrouvera très vite ses penchants familiaux.

Mais le scénariste Don Mancini, connaissant sur le bout des doigts ses créatures, va alors se permettre de nombreuses et réjouissantes digressions, en les confrontant à des personnages humains hauts en couleurs, chacun ayant droit à une fin des plus atroce. Ce sont ces caméos et autres sosies (demandez à Britney Spears !) qui donnent à ce film le coté le plus jouissif de la série, avec comme seul défaut la trop courte apparition du grand John Waters dans le rôle d’un paparazzi.

Et puis les effets spéciaux que d’aucun qualifieraient de désuets, avec ces petites marionnettes, rajoutent dans le coté exaspérant de ces petits monstres insaisissables, dont les horribles facéties enchanteront les spectateurs avides d’horreur et d’humour très noir. A voir donc pour fêter le retour de la poupée Brave gars et de « sa famille ».

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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