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FERDINAND

Un film de
Avec les voix de Anthony Anderson...

Aventures aussi amusantes que trépidantes pour message écolo

Ferdinand n’est pas un taureau comme les autres : il est gentil et aime par dessus tout… les fleurs. Alors que son père est choisi par le torero pour combattre dans l’arène, il devient infiniment triste lorsque la camionnette revient, vide. C’est alors qu’il s’enfuit et se retrouve dans une ferme d’Andalousie…

"Ferdinand" est la nouvelle production des studios Blue Sky, auxquels on doit les 5 épisodes de "L’âge de glace et la saga" "Rio". Avec cette histoire de taureau pacifique, le metteur en scène emprunte certes par moments des chemins balisés (le montage musical pour voir grandir le héros en quelques scènes…), mais il réussit une véritable comédie teintée d’un message écolo portant à la fois sur la cruauté de la corrida et sur la réalité des abattoirs.

Au delà des noms amusants choisis pour les personnages (Angus, le taureau avec mèche qui ne voit rien du tout, les trois hérissons Uno, Dos, Cuatro… mais qu’est-il arrivé à Très ?), il est intéressant de noter que le film donne une place importante à la langue espagnole, avec de nombreuses lignes de dialogues en second plan non traduites en français. La représentation très détaillée de la ville de Ronda (Andalousie) est très réussie, de son impressionnant pont à sa place principale, même si la verdure environnante semble un peu exagérée. Le film offre ainsi un véritable voyage en Espagne, ancrant son récit dans un contexte partiellement réaliste qui contraste avec les personnages rencontrés.

La ribambelle de personnage est un atout considérable, s’avérant aussi attachante que réellement amusante, de la chèvre « calmante » Lupe, aux manières et mimiques incroyablement vulgaires, au trio de chevaux teutons hautains, en passant par les poules déboussolées ou le lapin en permanence danger. Au final, "Ferdinand" est une vraie réussite, à vous tordre les mâchoires, dont certaines scènes pourraient vite devenir cultes (le magasin de porcelaine, l’abattoir...). Un parfait divertissement pur ces fêtes de Noël.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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