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LE FANTÔME DE L’OPERA

Un film de Joel Schumacher

Sans panache

L’opéra de Paris est depuis plusieurs années hanté par un mystérieux fantôme, qui s’amuse, entre autre, à faire tomber le rideau sur les cantatrices qu’il n’apprécie guère. Profitant d’un caprice d’une diva, les tout nouveaux directeurs de la salle, la remplace par l’une des jeunes interprètes, que le dit fantôme, tient pour sa protégée. Mais le nouveau jeune et beau mécène de l’opéra, va venir troubler les possibilités d’idylle entre le fantôme et la belle…

Tiré d’un roman français, et surtout ici, directe adaptation cinématographique de la comédie musicale sucrée signée Andrew Lloyd Webber (Cats, Evita…), Le fantôme de l’opéra possède quelques chansons faciles à retenir, à l’image d’un thème principal rock et entraînant. Et l’on est d’emblée effaré, après une scène d’ouverture intriguante, par le peu de rythme et d’envolée que donne Schumacher, à ce morceau clé, sur lequel ses deux héros se baladent simplement dans des couloirs façon la belle et la bêtes, bras chandeliers obligent, puis voguent lentement sur une barque dans des souterrains improbables. Point de panache donc, dans cette mise en scène, désespérément plate et sans âme.

Et si l’interprétation reste correcte, Gérard Butler ( ) en tête, on reste sur notre faim quand à l’explication des motivations du dit fantôme, presque passées à la trappe. Et que dire des décors, surchargés à souhait, à la limite du kitsch, et qui aurait mérités d’être revisités à l’occasion du passage au long métrage. Un ratage presque complet donc, d’autant plus décevant que Shumacher nous avait pourtant habitué à bien meilleur ces derniers temps (Veronica Guerin, Phone Game). Mais le film a au moins un mérite, celui de donner envie de revoir le De Palma, Phantom of the paradise, autrement plus profond.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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