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FACTOTUM

Un film de Bent Hamer

Bukowsky dans toute sa splendeur

Henri Chinaski (Matt Dillon) passe son temps à se faire virer de divers petits boulots. Il finit par se dire qu’il vit très bien de ses allocations, et se complait à séduire les femmes, et à envoyer des nouvelles à des éditeurs qui ne les publient jamais…

Charles Bukowski avait u droit à un documentaire assez réussi l’an dernier à Deauville, et voici que cette année débarque une sorte de biographie, inspirée de plusieurs de ses livres. On y retrouve le bagou et la nonchalance de cet écrivain provocateur, usant de la saleté et de l’alcool comme d’une encre de vie, et du cynisme comme d’une arme efficace et cruelle. Matt Dillon semble prendre un malin plaisir à personnifier l’écrivain. Avec l’âge il a pris de la carrure et une sorte de bonhomie convaincante.

Le ton est donc à la fois décalé, loin de tout conformisme. L’alcool devient presque un étendard, un mode de vie revendiqué, mais toujours avec recul et ironie. On se régale donc de nombreuses scénettes loufoques ou inattendues, que la mise en scène discrète de Bent Hamer, met en valeur élégamment. Une réussite poétique sous une couche de crasse indélébile, dans laquelle, sans se reconnaître, chacun exorcisera des envies de vie différente et oisive.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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