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L'ENLEVEMENT

Un film de Pieter Jan Brugge

Suspens poussif

Wayne (Robert Redford) et Eileen (Helen Mirren) sont d'aisés bourgeois, qui vivent dans une grande villa en forêt. Un matin, Wayne est abordé au sortir de sa maison, par un homme qui dit le connaître (Willem Daffoe). Une fois dans la voiture, celui-ci le braque…

Ce qui démarrait comme un suspens intéressant, avec la scène assez angoissante où Redford descend de sa voiture, affichant une certaine inquiétude, devient peu à peu un film sur les angoisses familiales liées à l'enlèvement. Ainsi, on assiste en parallèle deux histoires. D'un côté, on suit celle de Redford, tentant de faire valoir son point de vue à son ravisseur, et de comprendre les raisons de ce geste, aux allures désespérées. De l'autre, on observe les attitudes de sa femme (Helen Mirren, forte et sans espoir affiché) et de son fils (Allessandro Nivola), aux prises avec un FBI envahissant et

Difficile de réellement comprendre que l'action se déroule sur des temps distincts, le périple de Redford, de sa voiture à la forêt de ses supplices, sur une journée, alors que les frasques de Mirren avec le FBI sur plusieurs semaines. Car au fond, les communications répétées entre ravisseur et famille laissent planer le doute tout au long du film, mais donnent tout de même quelques indices. Un récit au travers duquel on ne sait pas bien où l'auteur veut nous emmener, d'autant que le dénouement est des plus déroutant, mais plausible. Un suspens à part, plus proche de l'analyse psychologique des conséquences d'un rapt sur une famille, mais qui reste finalement superficielle.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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