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THE DAY HE ARRIVES

Un film de Hong Sang-soo

Petit « Hong Sangsoo » illustré

Ancien réalisateur, Seongjun est de retour à Séoul. Régulièrement il se promène dans le quartier où vit un de ses amis. Au fil des jours il rencontre une vieille amie, une actrice et une patronne de bar qui ressemble à son ex...

Souvent considéré comme le Rohmer asiatique, Hong SangSoo a une marotte : ses héros se ressemblent tous et certains thèmes tels que l’alcool, le cinéma et les femmes, sont récurrents à l’ensemble de sa filmographie. « The day he arrives » n’échappe pas à la règle et s’impose clairement comme une des plus fidèles retranscriptions de l’univers si cher au cinéaste. Néanmoins, à la différence de ses précédents longs métrages, aucune fantaisie ne vient perturber la ligne directrice de son discours, à l’exception peut-être du noir et blanc. En effet, si les films du cinéaste se ressemblent, chacun aborde la quête philosophique de ses héros sous un angle différent, qu’il soit scénaristique (« Ha ha ha » basée sur le dialogue entre deux amis) ou qu’il soit découpé en quatre nouvelles distinctes (« Oki’s movie »)… pour ne citer que ses derniers films.

Cette forme épurée permet à Hong SangSoo de se concentrer sur l’essence même de son cinéma : les tergiversations complexes et nombrilistes d’un réalisateur face à ses doutes. Ses réflexions, imbibées d’alcool, finissent toujours dans les bras d’une femme ou devant la porte fermée d’une autre. Les jours se suivent et se ressemblent, plongeant son personnage dans un éternel recommencement. Au travers de cette routine introspective, se dégage le constat implacable que les femmes, apparemment si crédules, assument leurs choix et vont de l’avant au contraire des hommes qui stagnent dans des considérations de grands adolescents. « The day he arrives » apparaît donc comme un tutoriel de la pensée du réalisateur qui à l’image des son héros, se balade de film en film pour échanger avec un public, à présent conquis, sa vision existentiel du monde. Un nouvel « Hong Sangsoo »certes conventionnel mais toujours plaisant.

Gaëlle BouchéEnvoyer un message au rédacteur

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