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CUBE 2 : HYPERCUBE

Un film de Andrzej Sekula

Une suite compliquée à la mise en scène peu dynamique

Une nouvelle troupe de parfaits inconnus se retrouve coincée dans une machine infernale composée de pièces cubiques, ayant chacune un unique accès par face. Regroupés dans une seule pièce, il s'aperçoivent que non seulement certains cubes sont piégés, mais que les lois du temps semblent bouleversées…

Difficile de suivre et de se faire une idée cohérente des liens qui unissent les divers personnages impliqués dans cette suite de l'innovant Cube de Vincenzo Natali (Cypher). En effet, les apparences, comme dans le premier sont trompeuses, et chacun, scientifique, étudiant, designer, ou autre, a forcément un lien avec cette construction diabolique. Ici, les scénaristes ont tenté de justifier d'invraisemblables phénomènes spatio-temporels (les murs qui se rapprochent, l'existence d'autres équipes identiques dans d'autres pièces, la vision d'évènements du futur…) par d'interminables et obscures discussions entre les personnages, atténuant les rares moments de dynamique.

On sent le caractère supérieur du budget de cette suite par rapport à l'original, au travers de nombreux effets spéciaux, pas souvent des plus utiles pour faire avancer l'intrigue. Les décors, ont quant à eux été simplifiés et modernisés. Les portes entre les cubes sont devenues automatiques, et la seule lumière blanche est utilisée, donnant aux pièces une froideur inattendue et quasi inquiétante. Les interprètent font de leur mieux, et s'avèrent très convaincants (exception faite de la vieille savante qui perd la tête, trop caricaturale), insufflant à certaines scènes la dynamique qui semble manquer cruellement à la mise en scène. Hormis quelques points de vue basculants lorsque les prisonniers choisissent d'emprunter la trappe située au sol, on ne peut pas dire que les plans soient d'une inventivité folle, et utilisent à plein les potentialités de cet étrange lieu. Un suite dont on peut se passer, d'autant que la fin tente de nous vendre un inutile troisième volet.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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