Banniere_Presidents_US_fictifs_au_cinema

LA COPINE DE MON MEILLEUR AMI

La Belle et le Salaud

Expert en goujaterie, Tank est chargé par son meilleur ami, Dustin, de faire passer à la belle Alexis une soirée épouvantable, afin qu’elle revienne dans ses bras en courant. Mais contre toute attente, Alexis ne se révèlera pas insensible au charme du vilain garçon...

Comique ultra célèbre aux Etats-Unis, alternant vulgarité et romantisme, Dan Cook est encore un quasi-inconnu chez nous. Ce qui expliquerait la sortie tardive – et estivale – de cette comédie romantique plutôt sympathique. Sur un postulat plutôt original (un goujat tombe amoureux de la fille qu’il était censé dégoûter), "la Copine de mon meilleur ami" est donc le parfait véhicule pour l’humour crétin du très charismatique Dan. Démarrant à la manière de toutes les comédies romantiques actuelles, à base de quiproquos, de blagues salaces et de gags visuels pas toujours très drôles (en gros, ça tombe, ça se prend des portes, ça se cogne dans les murs), le film se savoure gentiment, évitant les pièges de la niaiserie à outrance et de la vulgarité à tout prix.

Porté par un casting des plus agréables, la délicieuse Kate Hudson en tête, "la Copine de mon meilleur ami" parvient à garder son rythme, avant que l’histoire d’amour attendue ne reprenne ses droits, éclipsant dès lors certains personnages pourtant fort intéressants (celui interprété par l’excellent Jason Biggs, qui disparaît purement et simplement de l’intrigue pendant une bonne partie du film). Laissant le champ libre à un Dan Cook déchaîné, à une Kate Hudson romantique et à un Alec Baldwin inattendu, la seconde partie de l’histoire tourne rapidement à vide, malgré quelques scènes excellentes (le bal de fin d’année rythmé par le « 99 Luftballons » de Nena). Les situations les plus éculées se succèdent ainsi les unes aux autres (la rencontre providentielle avec une jeune catholique, le mariage qui part en vrille), avant que le final, pour une fois pas trop moralisateur, ne vienne remettre les choses en ordre : peu importe que l’on soit un salaud ou un gentil gars, on a tous le droit à l’amour. Un message sans prétention donc, pour une comédie romantique ni indigeste ni savoureuse, mais qui en ces temps de fortes chaleurs, manque d’un soupçon de fraîcheur.

Frederic WullschlegerEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire