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CONVICTION

Un film de Tony Goldwyn

Un scénario déjà vu et qui ne va pas jusqu'au bout

En 1983, Kenny Waters est condamné à perpétuité pour meurtre. Persuadée de son innocence, Betty Anne Waters, ayant épuisé tous les recours, va entreprendre des études d'avocat, afin de pouvoir mener l'enquête et obtenir la réouverture du dossier...

Après « Le choix d'une vie » et l'étrange « Attraction animale » au début des années 2000, Tony Goldwyn a mis principalement son talent de metteur en scène au service du petit écran, en réalisant notamment des épisodes de séries télé (« The L World », « Grey's anatomy », « Dexter », « Damages »...). Le voici de retour au grand écran, après cinq ans d'absence, pour un film policier, tournant autour de l'innocence d'un condamné à perpétuité. Mêlant au présent de l'héroïne, une femme blessée, ayant tout perdu pour avoir défendu son frère pendant des années, mari comme garde des enfants, des flash-back retraçant les moments heureux d'avant le meurtre, et les divers procès, il reprend au final un cours plus linéaire une fois le diplôme d'avocate obtenu.

Lorgnant du côté de « Erin Brokovich », le film évoque à la fois « La dernière marche » par la peinture d'un jeune homme impulsif et porté sur l'alcool au destin duquel on a du mal à s'intéresser, mais aussi « Capote » pour l'enquête qui est menée. Le film n'atteint cependant pas la hauteur de ses modèles. D'abord parce que l'intrigue se résume finalement à une simple idée : la recherche des preuves mises sous scellés, car en 1983 il n'existait pas de Test ADN qui pouvait innocenter le garçon. Enfin, parce qu'une fois la vérité connue, le scénario évacue finalement le plus important : les rouages d'un système qui a pu faire pression sur nombre de témoins. Tout cela est bien ennuyeux. Dans tous les sens du terme.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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