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CHAIR DE POULE 2 : LES FANTÖMES D’HALLOWEEN

Un film de Ari Sandel

Sympathique, mais bouffant à tous les râteliers

Sarah doit faire une rédaction sur le thème de la peur, pour espérer être admise à Columbia. Tyler son petit copain est surpris par la mère de celle-ci alors qu'il s'introduit par la fenêtre dans sa chambre. Son frère Sony fait des expériences avec l'électricité dans le cadre d'un projet scolaire. La veille d’Halloween, les deux garçons garçons sont chargés de débarrasser une vieille maison. Dans le grenier, ils vont tomber sur un mystérieux bouquin, ainsi qu’un pantin flippant...

Deuxième tentative d’adaptation de la série de romans pour ados, après le catastrophique "Chair de poule" de 2016, ce nouvel opus met en scène deux potes se rêvant en chasseurs de trésor, découvrant dans une lugubre maison à moitié murée, une vieille marionnette flippante, capable de déclencher des phénomènes étranges, mais avant tout désireuse de se trouver une famille, et de la défendre, quitte à faire beaucoup de dégâts. Flanqués d’un personnage de grande sœur fraîchement trompée par son petit ami, ils vont se transformer en sauveurs de la soirée d’Halloween, où tous les monstres prennent un à un vie.

Au delà du bestiaire improvisé qui dévaste tout (chauves souris ou rats en plastique, masques de créatures, Yéti, sorcières, loup garou, citrouilles volantes ou sur pattes, ours de gomme…), le film fait preuve d’un humour très adolescent. Alignant de manière réjouissante les jeux de mots les plus régressifs apprécieront (comme la devise des nettoyeurs « Avec nous la vie est poubelle »…), le scénario oscille entre du "Chucky", en version moins film d'horreur que petite frayeur adolescente, utilisant gentiment l’imaginaire lié à Halloween et instillant un rien de "Goonies", avec par exemple le monstre au visage déformé.

Si globalement les effets spéciaux (issus de Sony Animation) sont plutôt bien faits et le récit s’éloigne des pitreries insupportables de Jack Black dans le premier opus (l’acteur apparaît pourtant dans les cinq dernières minutes), on n’évitera pas Ken Jeong dans le rôle d’un affligeant voisin asiatique, fan de décos spécial 31 octobre. Et on se demandera surtout pourquoi Sony s'évertue à faire des adaptations qui n'en sont pas vraiment, la collection contenant pourtant quelques excellentes histoires.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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