Festival de Venise 2019 banniere

L'AMOUR EXTRA LARGE

Un film de Bobby Farrely

Une surprenante légèreté

Enfant, le petit Jack Black a promis à son père, sur son lit de mort, de ne jamais renoncer à un haut niveau d'exigences. Le grossier adulte qu'il est devenu, met en application cette maxime, en n'étant plus attiré que par des top-models maigrichonnes. Jusqu'au jour où un gourou lui donne à voir la beauté intérieure des femmes…

Si les frères Farrely sont connus, ce n'est pas pour leur légèreté, que ce soit dans le propos ('Dumb and Dumber', " film con " par excellence, dans lequel pets et rots se disputent la vedette), ou dans les gags souvent plutôt gras ('Mary à tout prix', avec le coup du gel pour les cheveux, par exemple). Si dans le cas de 'Mary', la poésie et le fleur bleue trouvaient un certain équilibre avec le graveleux et le kitsch, c'était loin d'être le cas dans leur dernier film, 'Osmosis Jones', sorti ici en décembre, et mêlant dessin animé aux flatulences live d'un Bill Murray quelque peu malade.

Heureusement, voici leur nouvelle bluette, qui, sous couvert d'un humour gras, facile et répétitif visant gros et obèses, révèle une sensibilité plus légère, teintée de romantisme. Le message du film n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, et si certains auront du mal à supporter la guimauve de la fin, une émotion existe bel et bien grâce au jeux des acteurs. Gwyneth Paltrow n'a jamais été aussi charmante et expressive. Quant à Jack Black (High Fidelity), son côté balourd et gaffeur finissent par le rendre attachant en diable.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

Laisser un commentaire