AMAZONIA

Un film de Thierry Ragobert
Avec Ojas Rajani...

Un voyage envoûtant et dépaysant, parfait pour les fêtes de fin d’année

Alors qu'il transporte un petit singe capucin, un avion s'écrase en pleine jungle amazonienne. Le singe en profite alors pour sortir de la carcasse de l'avion et commencer sa découverte de la forêt vierge, se confrontant à ses habitants, ses dangers, sa beauté...

Découvert en clôture du dernier Festival de Venise, "Amazonia" sort deux semaines à peine après le très décevant nouveau documentaire de Luc Jacquet (auteur de la "La Marche de l’empereur"), "Il était une forêt". Contemplatif, mais surtout doté d'un petit scénario réellement inventif, ce film qui ravira petits comme grands, ne se contente pas d'aligner les belles images et des aperçus de créatures exotiques rarement, voire jamais, vues à l'écran, mais utilise à merveille les mimiques à dimension humaine de son protagoniste principal (expressions de surprise, de peur, de joie...), un petit singe capucin, jusque-là en captivité.

Apprenant à se nourrir par lui-même (certains mets lui donnent du fil à retorde et le choix n'est pas toujours judicieux – voir l’effet réservé par les champignons hallucinogènes), à se protéger des puissants orages ou des potentiels prédateurs, le petit singe va braver les dangers, jusque dans la nuit. Jouant des ambiances visuelles comme sonores, le réalisateur nous propose un voyage dans l’inconnu, où les autres espèces (jaguars, dauphins d’eau douce, rapaces...) sont sources d’inquiétude, de danger ou d’amusantes interactions.

Sans trop en faire, par un simple contact de l'animal avec ses congénères ou avec l'homme, le réalisateur fait passer son message sur la captivité et sur la conservation des espèces. Il relate aussi le passage à l’âge adulte et l’apprentissage de la relation à une société structurée (le vol des œufs, la parade amoureuse, la rivalité avec le mâle dominant...), mettant son héros face à ses propres instincts. Offrant quelques instants de répit à son héros au fil d’une aventure au rythme soutenu, il en profite pour montrer les merveilles que recèle encore la forêt amazonienne, d'un point de vue microscopique comme macroscopique. Une vraie réussite, visuelle et poétique, qui fera le bonheur des petits, tout en ravivant l’âme d’enfant des plus grands.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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