affiche film

© Metropolitan Filmexport

KING OF CALIFORNIA


un film de Mike Cahill

avec : Michael Douglas, Evan Rachel Wood, Willis Burks II...

Bassiste de jazz à la dérive, Charlie (Michael Douglas) est récupéré par sa fille (Evan Rachel Wood) à sa sortie de l'hôpital psychiatrique où il vient de passer plusieurs années. Le père s'est mis en tête de récupérer un trésor de l'époque de la conquête espagnole. Il va entraîner sa fille dans cette aventure cinglée, secondé par son ami Pepper (Willis Burks II), compagnon d'infortune des combos jazz...


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Photo film

Quand Michael Douglas ressemble à son père


On a du mal à croire que ce vieil homme foutraque, les yeux chavirés et la barbe en pétard, est joué par Michael Douglas. On l'a tellement vu en homme d'affaires imperturbable ("Wall Street") et potentiellement dangereux ("Meurtre parfait"), en flic ou en employé de bureau dérangé par le sexe ("Basic Instinct", "Harcèlement", "Liaison fatale") qu'on hésite. Non, ce Charlie, ce vieillard hagard de "King of California", aurait plutôt les traits, mais ce n'est pas étonnant, de Kirk Douglas, à l'époque où l'acteur réalisait son film "Scalawag" : la barbe, les cheveux, l'allure un peu frappadingue, tout est à l'identique. Ce n'est un secret pour personne : physiquement, Mike ressemble de plus en plus à son père.

La soixantaine venant, Michael Douglas semble vouloir changer de registre. Il y avait longtemps en effet qu'il n'avait interprété un personnage aussi sympathique, auquel on a envie de croire. Produit par Alexander Payne (l'auteur de "Monsieur Schmidt" et de "Sideways"), "King of California" nous entraîne dans des péripéties extravagantes, aussi loufoques que celui qui les initie. Le but du jeu, ce que confirmera Mike Douglas lors de sa conférence de presse, n'est pas la recherche d'un hypothétique trésor mais les retrouvailles avec sa fille. Cet homme qui veut aller jusqu'au bout de son rêve en dépit des difficultés (un terrain de golf, la police locale, un supermarché) se gagne forcément l'empathie du public. Quelques retours en arrière, illustrant les rapports que sa fille, alors à l'âge d'une fillette, a entretenus avec son père, amènent leur dose d'émotion.

Malgré quelques scènes curieuses (les images d'un vieux codex espagnol s'animent), le film reste d'une bonne facture classique. Ce roi de Californie n'aura sans doute pas un règne très long dans la mémoire des spectateurs. Mais ils se souviendront de lui comme de quelqu'un d'attachant, ce qui n'est, avouons-le, déjà pas si mal.

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