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TOP 10 : les meilleurs films de Ridley Scott

À l’occasion de la sortie de "Napoléon", 28e long métrage de Ridley Scott, 10 membres de la rédaction d’Abus de Ciné se sont prononcés sur le meilleur de la filmographie du cinéaste britannique. Verdict.

Constitué finalement de 11 films à cause d’une égalité, notre classement collectif traverse les six décennies de la carrière cinéma de Ridley Scott et fait notamment la part belle à ses œuvres les plus féministes et à deux grandes tendances marquantes de sa filmographie : les fresques historiques et la science-fiction.

10e égalité // 1492, CHRISTOPHE COLOMB (1992)

C'est le 12 octobre 1992, soit 500 ans jour pour jour après le premier pas de Christophe Colomb sur les côtes de ce qui deviendra les Amériques, que Ridley Scott sortait son très attendu "1492", film fleuve de plus de 2h30. Avec comme acteur principal l'acteur français en vogue du moment à l'international, l’imposant Gérard Depardieu, qui sortait des succès de "Cyrano" et "Green Card", mais aussi d’"Uranus", "Mon père, ce héros" et "Tous les matins du monde", le film n'a pas rencontré le succès escompté, sans doute à cause d'une mise en scène privilégiant le contemplatif et la symbolique. Resteront tout de même le faste de la reconstitution, la beauté d'une photographie magnifiant des lieux dépaysants, et surtout l'une des plus belles musiques de film, signée Vangelis (dont nous parlions récemment dans notre hommage au compositeur). Rien que pour l'ampleur de celle-ci, le voyage valait le déplacement.

Olivier Bachelard

10e égalité // CARTEL (2013)

C’est un film sur la mort qui surplombe un terrain vague jonché de cadavres, où la mort rôderait tel un félin qui attendrait le moment opportun pour se jeter sur sa proie. C’est aussi un casting quatre étoiles, réunissant la crème de la smala hollywoodienne dans un récit noir comme l’enfer qui s’acharne à les transformer en victimes d’un système abstrait et carnassier. C’est aussi un "Cartel" dédié par son frère Ridley au regretté Tony Scott, dont le décès brutal et inattendu en aura sans doute conditionné le ton profondément rude et désespéré. C’est enfin un Ridley Scott qui ose ici l’impensable, à savoir tuer les rêves et les idéaux pour mieux en cartographier le cimetière. À savoir un univers où tout le monde, complice du Mal ou figure souillée du Bien, finit par perdre la tête – souvent au sens propre. Pour une fois, le cinéaste cherche moins à lézarder des mythes qu’à témoigner d’un monde contemporain qui tutoie son propre crépuscule. Rien d’étonnant dès lors à ce que le nom de Sa Noirceur Cormac McCarthy figure au générique. En signant son premier scénario original pour le 7ème Art, cet immense romancier, déjà adapté au cinéma par les frères Coen ("No Country for Old Men") et John Hillcoat ("La Route"), a su rester fidèle à ses obsessions les plus noires : d’une part, sa vision d’un monde délétère où le poids de la solitude ne cesse de grossir face à une apocalypse en marche ; d’autre part, son autopsie nihiliste d’un Occident faussement dominant, aux fondations lézardées de toutes parts, qui s’enferme dans ces deux soifs obscènes et illusoires que sont celles du sang et du pouvoir. Au vu d’un scénario linéaire comme une balle de revolver mais tordu de toutes parts par un art magistral du dialogue cryptique et de la narration instable, "Cartel" est de ces œuvres exigeantes et ardues qui ont besoin d’un temps de digestion pour être appréhendées. Lorsqu’on en achève le visionnage, on se sent presque à l’image de ce shérif désenchanté joué par Tommy Lee Jones qui, à la fin de "No Country for Old Men", jetait l’éponge : le voilà qui s’assumait comme témoin passif du devenir chaotique d’une société inhumaine, celle-là même dans laquelle il ne se sentait désormais plus à sa place. Hanté par une douleur que l’on partage et par une mort que l’on tutoie de très près, "Cartel" a presque valeur d’expiation sur format HD pour un Ridley Scott qui, le temps d’un film-ovni, aura brisé la ligne claire de sa filmo. Comme s’il savait qu’il lui fallait tout détruire pour (se) reconstruire. Comme s’il était conscient qu’il n’y avait plus rien à attendre ou à espérer de ce monde ravagé.

Guillaume Gas

9e // LE DERNIER DUEL (2021)

Après Ripley, Louise et Thelma, c’est au tour de Marguerite d’être consacrée au Panthéon des grandes héroïnes de cinéma par Sir Ridley Scott. Comme ses consœurs, la Dame de Carrouges (Jodie Comer) entend bien ne pas s’effacer derrière ses contemporains masculins. Violée par un frère d’armes de son mari (Adam Driver), Marguerite le dit à son époux (Matt Damon). S’ensuit un procès pour savoir qui est coupable devant Dieu : son agresseur… ou elle-même ? Bien qu’elle risque d’être brûlée vive, la jeune femme restera déterminée à dire la vérité. Inspiré d’une histoire vraie, le film expose la version du mari, celle du violeur, celle de Marguerite et se conclut sur le duel. Un final incroyable qui prouve une nouvelle fois à quel point Ridley Scott excelle en matière de suspense et d’action. Outre la dernière partie percutante, la force du film réside avant tout dans son approche tout en justesse d’une tragédie, encore tristement contemporaine, qui voit une femme injustement jugée pour le viol dont elle est victime. Au travers des différents points de vue, le réalisateur décortique tous les rouages d’un monde d’hommes surpuissants, où l’ego et l’honneur comptent bien plus que la vie d’une femme. Une mécanique meurtrière auquel s’oppose le courage de Marguerite qui l’affronte le cœur serré et le regard figé (géniale Jodie Comer qui, en un imperceptible mouvement de cils, passe de l’émotion à la froideur). Rares sont les réalisateurs « du siècle dernier » qui ont donné de vrais grands rôles aux actrices. Ridley Scott en fait partie et réitère à 84 ans, en réalisant un sensible portrait de femme au travers d’un déferlement de testostérone. Well done Sir!

Gaëlle Bouché

8e // LA CHUTE DU FAUCON NOIR (2002)

Un film de guerre brutal, sans concession avec une mise en scène au cordeau. En 2001, Ridley Scott, qui n’a plus grand-chose à prouver, décide de prendre comme décor la Somalie. L’histoire, basé sur des événements réels datant de 1993, suit un groupe de militaires de la Task Force Ranger qui a pour mission de maintenir la paix ainsi que de capturer les lieutenants d’un chef de guerre local. Évidemment, rien ne se passera comme prévu. Pourquoi "La Chute du faucon noir" est-il encore aujourd’hui un classique ? Parce que, contrairement à son compère Paul Greengrass (notamment avec "Green Zone" en 2010 qui traitait de l’Irak), Ridley Scott n’est pas là pour faire de la politique. Il est là pour rendre compte de ce que ces soldats traversent humainement et montrer des deux côtés de ce que la machine guerrière produit. Tour à tour terrifiés par les situations chaotiques qui s'enchaînent, ces hommes largués dans des pays qui ne veulent pas d’eux et dans une guerre qui résonne en eux comme absurde, nous paraissent familiers et vulnérables. Jamais le cinéaste n’aura recours à une iconisation facile des Américains (étant britannique, il s’est toujours montré critique envers leur système) et le choix des interprètes n’y est pas étranger : Josh Harnett, Tom Sizemore, William Fichtner, Sam Shepard, l’Australien Eric Bana, les Écossais Ewan McGregor et Ewen Bremner... Le film prend des allures de All Star movie seulement pour que chaque visage soit familier pour le public : on ne s’embarrasse pas à retenir leurs noms, ils sont reconnaissables à 3 kilomètres à la ronde. On sait alors qui se cache sous cette tonne de gravats, notre implication n’en est que renforcée. Le film a l’intelligence d'embrasser ce point de vue subjectif avec des séquences assez graphiques mais jamais complaisantes. Film de guerre urbain sec, violent et réaliste doté d’un sound design extraordinaire (il décrochera l’Oscar pour cette catégorie ainsi celui que le montage), on en ressort comme cette bande de rangers : au milieu du sang et des larmes, on est lessivé et vidé de notre humanité, obligé à continuer encore et encore seulement parce que c’est le devoir, aussi absurde soit-il. Un sacré uppercut sublimé par la partition splendide de Hans Zimmer. Un uppercut, on vous dit.

Germain Brévot

7e // HOUSE OF GUCCI (2021)

Sorti en novembre 2021, un mois après "Le Dernier Duel", ce film a reçu un bien moins bon accueil des critiques. Heureusement, il a eu un meilleur succès au box-office (quasiment le double d'entrées en France par rapport au "Dernier Duel") et c'était largement mérité. Cette saga familiale sur un empire de la mode en déclin cumulait en effet deux ingrédients d'un film réussi : une bonne intrigue et d'excellents acteurs au jeu impeccable (Lady Gaga, Adam Driver, Al Pacino, Jared Leto), au service d'une psychologie des personnages bien étudiée. Loin des films d'action à succès de Ridley Scott, "House of Gucci" mérite d'être revu précisément pour apprécier la diversité de style de ce grand réalisateur talentueux.

Jean-Sébastien Cau

6e // HANNIBAL (2001)

Un cannibale à croquer. Dix ans après "Le Silence des agneaux" réalisé par Jonathan Demme en 1991, sortait "Hannibal" : un film garanti pour vous donner de vrais frissons dans le dos ainsi qu’une fascination troublante pour les jeux psychologiques morbides. Pour ce second volet des aventures d’Hannibal Lecter, Anthony Hopkins retourne sous le masque horrifique du psychiatre cannibale, un personnage que Ridley Scott filme sans complaisance malgré le charisme du dangereux psychopathe, observateur froid d’un monde rempli d’hommes personnifiant chacun à sa manière le mal. La bien-aimée agent Starling, interprétée cette fois-ci par Julianne Moore à la place de Jodi Foster, s’efface ici davantage pour laisser la place à une enquête nous entrainant dans les tréfonds des vices des hommes. Un pari réussi haut la main par Scott qui assoit avec ce film Hannibal Lecter sur le podium des anti-héros les plus troublants de l’histoire du cinéma.

Amande Dionne

5e // BLADE RUNNER (1982)

Adaptation libre d’un roman de Philip K. Dick au titre long et poétique (en VF, ça donnait "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?"), "Blade Runner" est un exemple typique de film initialement maudit – un tournage houleux, un montage qui déplaît au réalisateur, un accueil critique mitigé, un échec commercial – mais qui gagne progressivement un statut d’œuvre culte, devenant une référence majeure du cinéma de SF au point d’influencer ensuite une flopée de chefs d’œuvre du genre (citons "Ghost in the Shell", "Brazil" ou "Dark City") et de bénéficier d’une suite près de 30 ans après sa sortie ("Blade Runner 2049"). Il faut convenir que le film a de quoi désarçonner le public : une ambiance néo-noire par des plus glamours, un rythme lent, une fin énigmatique… Et pourtant, quelle richesse visuelle et métaphysique ! À la manière des premiers "Star Wars" avec lesquels il partage une atmosphère de futur crade (ainsi qu’un acteur et non des moindres : Harrison Ford), "Blade Runner" conserve une plastique paradoxalement indémodable malgré des effets un peu surannés (mais suffisamment charnels). S’ajoutent à cela une réflexion profonde sur notre humanité, à travers des androïdes romantiques à souhait (les inoubliables Rutger Hauer, Daryl Hannah et Sean Young), une BO très eighties signée Vangelis (dont on a parlé lors de la mort du compositeur), et une possibilité désormais de redécouvrir le film dans des versions Director’s Cut (1992) ou Final Cut (2007).

Raphaël Jullien

4e // SEUL SUR MARS (2015)

Initialement, c’est le scénariste du film, Drew Goddard, qui devait réaliser "Seul sur Mars" (adaptation d’un roman d’Andy Weir) avant que Ridley Scott ne s’en empare. Alors qu’il avait quasiment commencé sa carrière cinématographique dans la science-fiction ("Alien" et "Blade Runner" étaient ses deuxième et troisième longs métrages), il avait étonnamment abandonné le genre pour n’y revenir que dans les années 2010 avec "Prometheus". S’inscrivant dans une tendance plus ou moins réaliste du cinéma de SF (après "Gravity" et "Interstellar"), ce long métrage tranche avec les autres films que Scott a consacré à ce genre. Survival haletant, "Seul sur Mars" pourrait aussi être qualifié de feel-good movie tant il propose une véritable foi en l’être humain, que ce soit individuellement (espoir, ingéniosité, opiniâtreté…) ou collectivement (solidarité internationale, empathie, absence de méchant…). On suit donc avec enthousiasme le personnage incarné par Matt Damon (lauréat d’un Golden Globe pour ce rôle) dans ce qui est finalement une robinsonnade martienne. Bref, c’est quasiment un pendant interplanétaire du "Seul au monde" de Robert Zemeckis !

Raphaël Jullien

2e égalité // GLADIATOR (2000)

L’art de réinventer un genre perdu : le péplum. Quintuplement oscarisé à sa sortie (dont meilleur film), "Gladiator" a autant marqué le début du XXIe siècle que l’histoire du cinéma. Racontant la chute d’un général romain jalousé par l’empereur, il met magistralement en image ce que signifient les notions de pouvoir, de vengeance et de sacrifice. Source du regain d’intérêt pour les péplums naît au début des années 2000 ("Troie", "300"…), Ridley Scott réussit à rendre attrayant un genre tombé en désuétude depuis les années 1960. Du casting (Russell Crowe, Joachim Phoenix…) à la musique (Hans Zimmer et Lisa Gerrard), en passant par les décors, il reste une réussite et un grand classique malgré le temps passé… Qu’en sera-t-il du "Gladiator 2" annoncé pour 2024 ?

Adam Grassot

2e égalité // ALIEN, LE HUITIÈME PASSAGER (1979)

Un film fondateur, organique et plus complexe qu’il n’y paraît. C’est en 1979 que Ridley Scott, qui sort alors de son premier film (et premier succès) avec "Les Duellistes", se voit approché par les producteurs Walter Hill, David Giller et Gordon Carroll avec un script de Dan O’Bannon. L’histoire? Dans le futur, une équipe d’un vaisseau cargo se voit interpeller lors de leur voyage retour par un appel de détresse émanant d’une planète inconnue nommée LV-426. Ash, le scientifique à bord, insiste pour aller prêter secours. Malheureusement pour eux, ils vont ramener à bord un huitième passager un poil belliqueux. Pourquoi ça reste culte et indémodable ? Déjà grâce au génie du cinéaste en herbe, déjà palpable avec son précédent film, d’offrir à cette série B de luxe une approche de mise en scène presque chirurgicale qui détonne dans ce genre de productions à l’époque (souvent fauchés, rappelons-le), une direction artistique superbe qui a imprégné l'imaginaire collectif avec des traces encore aujourd’hui (supervisé par feu le talentueux artiste H.G. Giger) ainsi que l’une des premières héroïnes du cinéma fantastique et à gros budget avec Ellen Ripley et son interprète Sigourney Weaver qui sublimera le rôle. On pourrait également mentionner la partition de Jerry Goldsmith qui contribuera, à l’aide de sonorités reconnaissables entre mille, à la puissance des séquences du film ainsi qu’à le rendre encore plus unique. Pour couronner le tout, le film se pare de plusieurs niveaux de lecture aux thématiques fortes et rarement abordées dans ce type de production; le viol tout d’abord, avec cette créature très organique et sexuelle et sa « relation » avec Ripley ; le rapport à l’étranger (l’« alien ») ; la critique acerbe d’un système qui tue littéralement ses employés pour continuer son ascension ; ainsi que les angoisses liées à l’intelligence artificielle (thème prolongé par la suite dans "Blade Runner" ou plus récemment le décrié mais pourtant génial "Alien: Covenant"). Chacun peut alors vivre le film qui lui plaît, et le spectateur simplement venu chercher de la frousse est au bon endroit. Le film ne vieillit pas 44 ans après sa sortie, il s’embellit avec les années et nous rappelle à quel point ce monument restera à sa place encore longtemps. Encore aujourd’hui, on se souvient de la première fois qu’on a crié dans l’espace.

Germain Brévot

1er // THELMA ET LOUISE (1991)

Il faut commencer par la fin (sans la dévoiler pour celles et ceux qui n’auraient encore jamais vu le film). Parce qu’elle est inoubliable. Parce qu’elle porte le degré d’émotion du film à un pic démesuré. Parce qu’elle magnifie la prise de conscience de deux personnages, en l’occurrence deux femmes confrontées in fine à la fatalité de leur parcours et qui décident de l’assumer pleinement, fièrement, librement, dans un geste qui galvanise autant qu’il laisse bouche bée. Bref, parce que c’est par elle que tout pouvait commencer… Nous sommes à l’époque en 1991, et pour tout dire, Hollywood n’est pas à proprement parler ouvert au renversement des clichés, ne serait-ce que sur la question du rôle des femmes dans les films et dans l’industrie. À bien des égards, le film de Ridley Scott aura fait date, tant et si bien que l’énorme polémique qui aura entouré sa sortie aux États-Unis n’aura pas manqué de dépasser le cadre du film lui-même pour déborder sur le contexte sociétal. Des soupçons de film « fasciste » (il est question de deux femmes qui répondent par les armes à la violence masculine) au statut désormais acquis de film « féministe », de l’exploitation du caractère soi-disant misandre du scénario (sans doute alimenté par des spectateurs machos qui n’avaient même pas vu le film) à un débat houleux sur la violence supposément gratuite du film, d’un gros « fuck » expédié à la face du patriarcat à une symbolique mystique appuyée par l’imaginaire codifié du western, ce film aura fait l’effet d’un coup de boule. Sans doute parce qu’il appuie précisément là où les fondations risquent de s’écrouler. Traquées sans relâche et vouées à l’échec si elles réintègrent le système abusif contre lequel elles se sont rebellées, Thelma et Louise ne sont pas ici seulement des personnages hurlant leur désir de liberté à chaque nouveau virage, mais des icônes vouées à accéder in fine à l’immortalité. La scène finale fige leur victoire implicite dans un fondu au blanc qui enferme à jamais ces deux héroïnes dans la mémoire collective.

Guillaume Gas


Note sur la méthode :

Chaque membre de la rédaction avait la possibilité de fournir un classement personnel entre 5 et 10 films. 10 points étaient attribués pour une première place, puis de manière dégressive jusqu'à 1 point pour une dixième place. Le décompte a donc été le suivant, avec un trio qui se détache nettement et un classement plus serré à partir du 7e: 76 points pour "Thelma et Louise" (seul film cité dans l'intégralité des classements individuels), 69 pour "Alien" et "Gladiator", 49 pour "Seul sur Mars", 33 pour "Blade Runner", 30 pour "Hannibal" (chacun des six premiers films a été cité par au moins 5 membres), 20 pour "House of Gucci", 19 pour "La Chute du faucon noir", 18 pour "Le Dernier Duel", 15 pour "Cartel" et "1492". Trois films sont proches de ce top 11 : 14 points pour "Une grande année" et 12 pour "Black Rain" et "Prometheus".

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