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TROIE

Troie fois plus de testostérone

Paris ( Orlando Bloom ), prince troyen, enlève Hélène de Sparte ( Diane Kruger ) . Le roi ( Brendan Gleeson ), fait alors alliance avec son frère Agamemnon ( Brian Cox ) pour envahir la cité légendaire et insoumise de Troie…

Attendu comme l'un des évènements de l'été américain 2004, cette guerre de Troie qui aura bien lieu, est passée cette année par Cannes. Malgré une montée des marches des plus captivante, on ne peut pas dire la même chose de ce qui fut projeté sur l'écran. Car le film de Wolgang Petersen est résolument un film de mecs, où s'alignent de manière pathétique, entre deux dialogues plutôt affligeants, les symboliques mâles, avec tapes sur l'épaule et congratulations guerrières à la limite du ridicule.

Heureusement, les décors et les effets spéciaux sont impressionnants, y compris dans le détail de certains combats, tel celui entre Achille et un géant du camp adverse, où l'on voit jusqu'à la lame pénétrer violemment la chair. Le réalisme est alors quasi angoissant. Cependant, la horde d'acteurs s'en sort relativement bien, malgré les lourdeurs d'un scénario pourtant ultra connu et foisonnant sur le papier. En tête, Eric Bana, à la stature puissante, entraîné dans une aventure qu'il ne souhaite pas, et surtout Peter O' Toole, émouvant, en Roi Priam, sage et dépité par toute cette déferlante de haine. Et si la comparaison était attendue, Troie n'est donc pas à la hauteur des finesses d'un certain Gladiator.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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