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LA CHUTE DU FAUCON NOIR

Un film de Ridley Scott

Décorticage d'une monstrueuse bavure militaire

Les soldats américains ayant pour but d’arrêter le chef des miliciens somaliens, tentent d’enlever de hauts responsables, en plein centre de Mogadishio. Touché par un lance-roquettes, un hélicoptère s’écrase. L’expédition, devenue sauvetage, vire alors au désastre…

Affiche du film Julieta

Si ce film a une qualité, c'est de montrer la guérilla sous un jour réaliste. Comme les recrues de cette opération, le spectateur ne peut que se laisser happer par cet engrenage infernal, que représentent les sauvetages en série qui constituent cette opération.

Pour ceux qui ont vu le Soldat Ryan de Spielberg, on croirait que les 15 premières minutes durent ici tout le film, soit près de 2h30. Filmée vue du ciel, des toits, du raz du sol, cette cité tantôt désertique, tantôt grouillante recèle une forte sensation oppressante.

Si le film a une autre qualité c'est la photographie, somptueuse, de cette ville fourmilière, où, entre ruines et cadavres, surgissent sans cesse de nouveaux fantômes, armés. Ces combattants innépuisables n'ont cependant jamais de réelle consistance ni emprise sur l'histoire. Les véritables enjeux, ne sont que très peu présents, au travers de deux scènes minimes d'interrogatoire, d'un côté ou de l'autre.

Difficile ainsi pour le spectateur de faire la part des intérêts des uns et des autres. Et c'est là le gros défaut de cette super-production musclée, qui sans Ridley Scott aurait certainement viré au Rambo.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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