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J'ATTENDS QUELQU'UN

Un film de Jérôme Bonnell

Sans grand relief mais avec une scintillante découverte: Florence Loiret Caille

Louis est un patron de café divorcé qui voit régulièrement Sabine, prostituée pour laquelle il éprouve une certaine affection. Sa soeur Agnès institutrice mariée à Jean Philippe, retrouve un ancien élève, Stéphane, revenu au pays avec un lourd secret...

Ecrit initialement autour de l'unique histoire du patron de café et de ses rencontres avec une prostituée, le scénario de « J'attends quelqu'un » s'est ensuite développé entre trois histoires parallèles, qui s'entremêlent finalement assez peu. On assiste donc aux destins parallèles de cinq personnages qui à force de s'enliser, dans les habitudes, les relations sans engagement, les lâchetés du passé, vont trouver peu à peu une nouvelle direction à leur existence, grâce à un perturbateur. Pour certains il s'agira d'un chien, pour d'autres, d'un enfant.

Construisant à tatons les relations entre ses personnages, Jérôme Bonnell (« Les yeux clairs ») tisse pour chacun une douloureuse toile de fond, qui finira par se faire jour sans grands éclats cependant. Même la révélation du lourd secret de Stéphane, garçon ténébreux revenu au pays et ne sachant trop comment renouer avec un passé honteux reste sans grande surprise, ne provoquant du coup que peu d'émotion, malgré l'apparition fulgurante de l'excellente de Sabrina Ouazani et la véritable révélation que constitue Florence Loiret-Caille. Restent les apparitions fantasques de Nathalie Boutefeu, en femme promenant plusieurs chiens blancs. Personnage récurent se baladant dans les divers décors de cette banlieue recomposée, c'est d'elle que l'espoir reviendra en partie à la fin. Mais on ne vous en dit pas plus.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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