PROIBIDO PROIBIR

Un film de Jorge Duran

Coloré

Léon, étudiant en médecine, a du mal à gérer sa vie. En plus de passer son temps à s'adonner à toutes sortes de drogues, il est tombé amoureux de la petite amie de son colocataire, Paulo, et a été touché par une patiente à lui, à qui il n'a pu s'empêcher de promettre de retrouver son fils disparu...

Cette plongée dans la misère des bidon-ville, et la violence urbaine, dégage un charme incroyable, car au lieu d'une étude des quartiers délaissés et de la corruption policière, le film préfère se concentrer sur d'insouciants étudiants, futures élites de leur pays, le Brésil, obligés malgré eux de se confronter à sa réalité. Débutant comme une chronique de moeurs, formant peu à peu une sorte de triangle amoureux fort probable, le récit ne manque pas d'humour, insufflant également par touches surréalistes, dues aux influences de la drogue sur le principal personnage, interne en médecine, un certain rythme à cette fausse farce.

On s'amuse donc pendant une première partie, avant de basculer avec les personnages, dans une réalité bien moins rose, où une prise de position peut mener à mettre en danger sa propre vie. La fuit qui s'engage alors mènera chacun des personnages à se révéler à lui même, et aux autres. Cavale sans grand espoir, choix nécessaires, la mise en scène tente de mettre chacun de ses personnages au pied du mur, évoluant visuellement d'un monde urbain coloré vers une nature au teintes plus tristes. Le film, globalement, est une réussite, principalement grâce à ses interprètes, dont l'étonnant Ciao Blat, jeune brun au charme distant et ravageur.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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