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VENOM 2 : LET THERE BE CARNAGE

Un film de Andy Serkis

Un épisode bien superficiel

Eddie Brock vit toujours avec le symbiote Venom en lui. Ce dernier, assoiffé de cervelles humaines, en a plus que marre de dévorer des poulets et manger du chocolat pour compenser, et le fait savoir bruyamment. Eddie étant demandé comme journaliste pour recueillir les confidences du serial-killer Cletus Kasady, Venom parvient, grâce à sa prodigieuse mémoire photographique, à trouver où les victimes de celui-ci sont enterrées. Un scoop qui met le tueur dans un état de rage féroce, mais permet à Eddie de retrouver un peu de crédibilité…

Venom 2 : let there be carnage film movie

Dans la galaxie Marvel, il y a les films Disney (ou ex-Fox pour la Saga "Deadpool", ou les épisodes des "X-Men") et les films Sony, dont font parties les sagas "Spiderman" et "Venom" (ici reliées par la scène bonus du générique de fin). Le premier "Venom" était une catastrophe. Le second opus s’avère à peine plus stimulant. Il faut dire que Woody Harrelson en fait des tonnes en Cletus Kasady, frôlant le ridicule avec ses roulements d’yeux (il serait fou ? Tu m’étonnes !) dans un rôle de double maléfique du symbiote (un « rouge » parfaitement dangereux… un peu comme la version « noire » de l’homme araignée…) qui s’accroche malgré lui à Eddie, interprété par le toujours impressionnant Tom Hardy, acteur polymorphe qui fait ce qu’il peut pour éviter le naufrage.

Le duo agace, s’affrontant verbalement puis lors d’une bagarre en appartement aux effets spéciaux complexes mais peu lisibles. Un défaut qui s’amplifie d’ailleurs dans la scène finale du métrage, combat entre les deux créatures (Venom et Carnage) des plus indigestes visuellement. Seules finalement les quelques usurpations d’identités impliquant d’autres personnages seront réellement amusantes, tout comme l’apparition dans une soirée déguisée qui fleure bon la moquerie inclusive. Pour le reste, le scénario est bien maigre, avançant à coups d’accélérateurs lorsqu’un brin de réelle intrigue pointe son nez. Un épisode superficiel à éviter donc.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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