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OSS 117

CONTRE : Niveau 0 - L'agent triple zéro manque le panthéon des nanars

La France envoie au Caire son meilleur agent secret, le célèbre et non moins stupide OSS 117. Il a pour mission de remettre de l’ordre dans le pays, véritable nid d’espions et de criminels en tous genres…

Un film difficile à juger que cet OSS 117, et on sent déjà que la rédaction s'achemine vers un pour/contre tant il semble diviser le public. Au final, c'est surtout un relatif sentiment d'ennui qui domine. Le film semble alors raté, ne parvenant que très rarement à nous décrocher un sourire ou un rire, et s'avérant alors particulièrement lourd et long.

Et pourtant, on ne peut que souligner le travail de Michel Hazanavicius sur ce film, avec notamment une esthétique très travaillée visant à une ressemblance avec les films des années 50 : une véritable réussite. Les images sont belles, en cohérence avec l'époque… De même, les deux personnages principaux, l'agent secret et son guide sont bien sentis, et pourraient, en d'autres circonstances former un duo attachant et percutant.

Mais dans OSS 117 tout est exagéré. Les traits sont forcés, tant sur le racisme ambiant que sur la débilité du personnage. L'humour s'avère alors le plus souvent inefficace. De même, Jean Dujardin, dans le rôle d'OSS est sans cesse dans l'excès, et peine finalement à convaincre. « Un peu de Sean, et beaucoup de Connerie » répète-t-il a tors et a travers, on ne peut que le croire, mais trop de connerie tue la connerie !

Enfin, la référence aux films d'agents secrets n'est pas réellement exploitée. On n'est ni dans un véritable James Bond, ni dans une parodie à la Austin Powers. Comme on le voit, OSS 117, avait tout pour faire un très bon nanar, un film qui serait resté dans le mémoire pour une originalité assumée et amusante. Mais il n'en est rien, à force de vouloir concilier la chèvre et le chou, OSS 117 se retrouve le cul entre deux chaises… et peine à convaincre.

Anthony MARDONEnvoyer un message au rédacteur

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