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Festival de Venise 2022 : retour en grâce pour Brendan Fraser dans le puissant "The Whale"

6 septembre 2022
Festival de Venise 2022 Impression 09 The Whale horizontale
© A24, Fourni par la Biennale de Venise

Compétition
THE WHALE
de Darren Aronofsky
avec Brendan Fraser, Sadie Sink, Hong Chau, Samantha Morton, Ty Simpkins...

Notre première impression sur le film :

Darren Aronofsky avait déjà remis en selle Ellen Burstyn avec "Requiem for a Dream" ou Mickey Rourke avec "The wrestler". Le voici qui offre cette année un come-back à Brendan Fraser, plutôt habitué aux films d’action comme la saga "La Momie", "Voyage au centre de la Terre" ou "George de la jungle", dont le rôle d’un homme de 150 kilos, condamné à se déplacer chez lui avec un déambulateur, devrait le mener directement dans la short List de la catégorie meilleur acteur aux prochains Oscars. Introduisant le personnage par un écran noir, alors qu’il donne en ligne un cours d’écriture, prétendant que sa webcam est cassée, on apprend vite grâce à l’amie qui vient lui prendre sa tension et à ses souffrances thoraciques répétées, que ses jours sont désormais comptées.

Entre la visite d’un jeune représentant d’un mouvement religieux dénommé New Life et celle de sa fille qu’il voudrait enfin connaître, c’est à un huis clos bouleversant que nous allons assister. Adapté de la pièce de théâtre éponyme signée Samuel D. Hunter, le film repose bien sûr sur la performance de ses interprètes, du regard enfantin de Brendan Fraser, qui semble perdu entre décès annoncé et espoir d’un contact tendre avec sa fille, Sadie Sink, la fameuse Max de "Stranger Things", qui joue la fille, sur la défensive en permanence, et Hong Chau, l’amie fidèle qui tente de bousculer une dernière fois son ami, elle qui a déjà été là pour la mort de son compagnon. Sans grandes effusions, le film aborde avec intelligence la capacité à aider l'autre, Darren Aronofsky filmant la monstruosité derrière laquelle pointe ce qu'il reste d'un homme anéanti. Pas étonnant que la salle, en pleurs, ai fait une ovation au film.

Olivier Bachelard Envoyer un message au rédacteur
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