INTERVIEW

CAMPING

Fabien Onteniente, réalisateur, et Franck Dubosc, interprète, sont sortis de leur camping pour venir nous retrouver au Boscolo. Cette avant-première lyonnaise est la première de la tournée promotionnelle du film qui comportera 23 villes.

Franck Dubosc nous explique que « Camping » est un f…

© Loll WILLEMS

Fabien Onteniente, réalisateur, et Franck Dubosc, interprète, sont sortis de leur camping pour venir nous retrouver au Boscolo. Cette avant-première lyonnaise est la première de la tournée promotionnelle du film qui comportera 23 villes.

Franck Dubosc nous explique que « Camping » est un film très personnel, tant pour le réalisateur que pour lui. Ils voulaient faire un film sur des gens simples. Mme Picq, c’est un peu leur mère. Dans cette époque de l’extraordinaire, il leur paraissait important de montrer la simplicité.

Volontairement, ils ne sont pas partis du sketch de Dubosc. Pourtant, Fabien Onteniente a tout de suite accepté le projet, car il voulait depuis longtemps faire un film de vacances. C’est pour cela aussi que tous deux, ont choisi cette date de sortie en fin de mois d’avril, époque à laquelle on sort de la grisaille et ressent les premières envies de vacances.

A l’écriture, les deux auteurs ont utilisés une sorte de chemin de fer, comme pour les magazines avec beaucoup de dessin. Pendant tout le processus d’écriture, ils ont gardé ces dessins avec la tête de Villeret. Car au départ, Jacques Villeret aurait dû participer au film, et il souhaitait réellement le faire. Claude Brasseur a finalement accepté de reprendre le rôle, en affirmant qu’il le jouerait « pour lui ».

Les personnages restent inventés, ils ressemblent bien sûr aux classiques des campings, mais ne sont pas inspirés de personnes particulières. Les costumes ont eu une grande importance dans le film, et il leur est facile d’affirmer que notamment « faire un film sur le camping sans le magnifique maillot de bain de Franck aurait été comme faire un western sans revolver ». Les costumes permettaient aussi de donner un côté vrai au personnage de Dubosc, « dégageant encore plus de séduction que celui de Gérard Lanvin par exemple » (rires).

Tous deux assument finalement complètement l’aspect « Beauf » du film. Car ils ont avant tout cherché à faire rire les gens. C’est d’ailleurs de manière générale, la principale volonté de Franck Dubosc, qui n’envisage pas une carrière au cinéma juste pour le principe de faire du cinéma, mais uniquement pour faire rire son public, et parfois si possible, l’émouvoir. On le verra notamment dans le prochain volet des aventures d’Astérix. A suivre donc.

Rémy Margage Envoyer un message au rédacteur

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