Parce qu'on en a jamais assez !

CAMPING 2

Crise(s) au camping

Alors que sa femme vient de le quitter, un quarantenaire stressé se voit forcé par son patron de prendre des vacances au calme. Il part alors séjourner quelques jours au Camping "Les flots bleus", faisant presque de l'ombre, grâce à sa mélancolie affichée, au célibataire le plus célèbre du coin: Patrick Chirac...

Le premier épisode de "Camping" était une véritable catastrophe, mais a finalement connu un succès important. Qu'en sera-t-il de cette suite, apportant une nouvelle fois le soleil et l'été avant l'heure, et dont on ne peut nier que la luminosité et l'avant goût de vacances, fait plutôt du bien. La mise en place est plutôt correcte, montrant en parallèle le départ d'Anconina et de sa fille, et l'arrivée des habitués, que le spectateur connaît bien, du Brasseur râleur vouant un culte à l'apéro, à Dubosc à la voiture taguée "je suis célibataire" doublée de son numéro de portable, en passant par le couple Duléry / Seigner, cette fois-ci en crise. Onteniente fait même preuve de quelques sympathiques idées de mise en scène, comme titre incrusté sous un viaduc parmi les nombreuses vues en hélicoptère, ou le présentoir à cartes postales comme facteur de transition géographique.

Malheureusement, si quelques idées fonctionnent, comme la confection de l'huile de bronzage à l'aide d'huile de tournesol pour friteuse et de bouts de réglisse, la révélation discrète du "break" d'Anconina à travers tout le camping, ou encore le T-shirt "Dolce et Gabana discount", les idées navrantes refont vite surface (le karaoké plein écran, les lourdes allusions au western), jusqu'au pathétique (les vrais-faux experts en archéologie de la DRAC, la course pour garder les frites chaudes...). En bref, le spectateur ne s'amusera que de quelques répliques, tel "(ma vie) faut pas trop gratter, c'est pas le Kéno", ou au téléphone, "ah Sarah-croche", "tiens Sarah-pelle" ! De rares sourires qui n'arrivent pas à relever le niveau.

Restent l'idée de la tempête et de ses conséquences, des embrouilles et vexations entre habitués, et surtout quelques acteurs qui tirent leur épingles du jeu. Ainsi, Mathilde Seigner dispose clairement de répliques écrites à sa mesure et reste crédible dans ses interrogations de couple, quant à Anconina, son personnage tient le coup la moitié du film, s'avérant presque touchant, et se retrouve presque sous-exploité dans la seconde. Mieux vaut finalement une nouvelle fois opter pour l'hôtel.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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