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LA TROISIÈME GUERRE

Un film de Giovanni Aloi

Un point de vue intéressant pour un film qui peine à transmettre la paranoïa

Léo, issu de La Roche sur Yon, est un jeune soldat qui vient de terminer ses classes. Il se retrouve comme bleu dans une patrouille d’une mission Sentinelle chargée de détecter la moindre menace dans Paris et sa banlieue. Sa cheffe, sergente aux origines maghrébines est enceinte, et l’un de ses camarades est un ancien du Mali, qui voit le danger partout…

La Troisième Guerre film movie

Sélectionné en 2020 dans la section Orizzonti du Festival de Venise, "La troisième guerre" fait le portrait d’un jeune homme à la frustration augmentant progressivement, au fil des fausses alertes, des savons passés par la hiérarchie pour avoir inintentionnellement interféré dans une enquête, ou des reproches faits par le public de ne pas être intervenus sur un vol. Nourri aux discours tous faits sur le rôle des forces de l’ordre, le choc vécu par ce personnage avec la réalité d’une mission aux ennemis fantômes est au cœur d’un scénario qui tente de déconstruire la paranoïa.

Si Anthony Bajon (révélé dans "La prière" de Cédric Kahn et vu depuis dans "Au nom de la terre" ou des projets originaux comme "Teddy") est une nouvelle fois très convaincant en jeune recrue à la recherche de stabilité, confrontée à une apparente inutilité et tout à coup prêt à un dérapage zélé, la mise en scène ne parvient pas à rendre le danger de l’ennemi potentiellement caché à chaque coin de rue. Face à lui Leïla Bekhti et Karim Leklou composent des personnages tout aussi crédibles, mais cette guerre contre le terrorisme, par essence invisible, aurait mérité une dose de tension plus forte pour réellement nous immerger dans la vie de ces hommes et femme

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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