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ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND

Un film de Michel Gondry

Une réflexion subtile sur l'amour avec un Jim Carrey étonnant

Alors qu'il est sur un quai de gare, Joel (Jim Carrey) décide tout à coup de ne pas aller au travail, mais de prendre un autre train, en direction de la mer. Là-bas, il fait la connaissance de Clementine (Kate Winslet), étrange fille aux cheveux bleus. Commence alors une relation amoureuse. Mais un jour, la jeune fille fait mine de ne pas reconnaître son ami…

Si vous en aviez la possibilité, effaceriez-vous de votre mémoire vos amours passés, ceuq qui vous ont fait souffrir ? C'est ce que font ici les personnages créés par Charlie Kauffman (Adaptation, Dans la peau de John Malkovich…), dont on retrouve ici les thèmes de prédilection, tels l'ambiguïté des sentiments, la difficulté de définir sa propre identité, le rapport à l'autre…

D'une structure éclatée, mêlant bribes de passé, moments présents et rêves, son éternel soleil du cerveau sans tâche, sans heurts ou souvenirs douloureux, démontre le besoin de l'homme de conserver bons comme mauvais souvenirs. Au travers du personnage de Jim Carrey, qui enquête sur son propre passé et cherche à retrouver sa vie, il s'attaque donc à la nécessaire histoire de chacun, celle qui fait, qui construit la personnalité.

La caméra de Michel Gondry passe alors logiquement du flottement à l'agitation ou la fébrilité, traduisant autant d'états psychiques du personnage. Et les décors, comme les souvenirs, s'estompent, se disloquent, entraînant les personnages dans une course poursuite contre l'oubli. Ce film virtuose vous emporte alors dans les tourments salvateurs de son personnage principal, un Jim Carrey saisissant, et vous pose la question fatidique et douloureuse : avez-vous besoin des autres ?

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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