Parce qu'on en a jamais assez !

CHICAGO

Un film de Rob Marshall

Sous les feux brûlants des projecteurs

Roxie Hart (R Zellweger) est fan des numéros musicaux qu'elle peut voir dans les cabarets de Chicago. Trompée sur les relations supposées de ce dernier dans le monde show bizz, elle se retrouve en prison pour le meurtre de son amant. Là-bas, elle est côtoie une de ses idoles : Velma Kelly (Zeta Jones), ex-star assassine. Une compétition commence alors car chacune d'entre elle souhaite que le séduisant avocat, Billy Flynn (Richard Gere) les sorte de là…

Dans ce film, la vie en prison est tel un spectacle musical. La concurrence est rude entre la star du Onyx Club jouée par C.Zeta -Jones et R.Zelleweger, la groupie prête à tout. Tout est affaire d'argent et de célébrité pour avoir les faveurs onéreuses de la directrice de prison Matrone Morton ( Q Latifah). Elle seule semble tenir entre ses mains l'avenir de ces deux femmes.

Le challenge est donc d'être en pole position pour avoir Billy Flynn, un avocat populaire et manipulateur. Roxie, qui s'imagine la vie comme un grand show, peut alors donner libre cour à ses fantasmes, et interpréter le rôle de 'jeune naïve abusée' qui lui est attribué. Elle se fait son spectacle imaginaire, et le quotidien de la prison prend des allures de grand numéro de cabaret, que la mise en scène magnifie ponctuellement, jouant des allers-retours entre réalité et imaginaire, de manière plus ou moins subtile (voir l'excellente transition basée sur les bruits de la prison).

Ce film, en de nombreux points qualifiable de 'spectacle filmé', est une critique intelligente et drôle du star système, montrant l'intéressement, l'ambition démesurée des prétendantes, mais aussi le caractère éphémère de la gloire. Il met aussi le doigt sur la justice spectacle où les manipulations du jury et de l'accusé sont de mise, et sur les médias en mal de sensation voguant de mode en mode.

On admirera quelques une des scènes chantées et dansés par les différents interprètes eux-mêmes, même si l'on regrettera que, sous leurs rythmes endiablés, ces passages ne soient que du music-hall mis en images.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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