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TOUTES LES FILLES SONT FOLLES

Un film de Pascale Pouzadoux

Les filles sont folles, et l'intrigue est bien " molle " !

Elle n'arrive pas à se trouver un homme, sa sœur est en pleine rupture trahie par celui qu'elle aimait. La première va kidnapper un homme dans un hôpital, mais elle se trompe de victime, celui qui sera choisi va les conduire dans de drôles d'aventures. Les trois amis seront pris en chasse par un policier calculateur et la fille nymphomane du préfet. Commence alors un chassé-croisé plein de rebondissements et de questionnements sur les relations homme/femme...

Avec une accroche simple et originale " si vous voulez un homme : capturez-le ", on pouvait s'attendre à un film drôle et plein de surprises. Malheureusement non. La faute à qui ou à quoi ? La faute à un scénario qui ne s'aventure jamais vraiment dans un chemin précis, hésitant sans cesse entre la comédie pure et dure et le film sociologique sur la nouvelle génération amoureuse.

Si le triangle des évadés apporte, au début du film, son lot de surprises, le rythme a tendance à vite diminuer au bout de 45 minutes. La comédie décalée, comme annoncée par la réalisatrice( cf. l'entretien ), se dissout rapidement sans que le spectateur et les acteurs y puissent grand chose. Car les 5 personnages principaux sont en roue libre et sont donc obligés de jouer sur leur talent propre. Et ils y parviennent !

Les deux sœurs paumées ( Barbara Schulz et Camille Japy), leur dépressive victime(Antoine Duléry) et le fier duo lancé à leur poursuite(Jean Dujardin et Isabelle Nanty) ont réellement l'air de s'amuser et ils se laissent aller à quelques débordements qui réjouissent le spectateur. La réalisation simple et efficace, accompagnée d'une musique entraînante et dynamique assure au spectateur pourtant des moments de poésie et de décalage total( voir la scène de la vente aux enchères).

Au final, malgré un casting entraînant et une réalisation soignée, les promesses du début ne sont pas tenues, et le film, conduit par un scénario n'allant pas au bout de ses délires, s'avère décevant.

Guillaume BannierEnvoyer un message au rédacteur

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