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THE GOOD CRIMINAL

Un film de Mark Williams

Good Criminal, oui, mais certainement pas Good movie !

Un voleur de banque décide de prendre sa retraite et souhaite faire un deal avec le FBI. Mais les agents fédéraux voient les choses d’une toute autre façon, et souhaitent profiter de l’occasion pour repartir avec le butin. Accusé de meurtre, Tom n’a alors plus le choix : se venger pour faire exploser la vérité…

The Good Criminal film

Liam Neeson l’avait pourtant juré : les films d’action, c’était fini pour lui ! Il faut dire qu’à près de 70 ans, le bonhomme a distribué des mandales sans compter, se transformant depuis la saga "Taken" en l’un des plus célèbres casseurs de gueules du 7ème Art. Mais l’appel de la castagne fut trop fort, et c’est bien dans un thriller bourrin que l’on retrouve le comédien. Si les récents "Night Run" et "The Passenger" avaient déjà montré les limites de ces Liam Neeson movies, "The Good Criminal" ne fera que confirmer l’essoufflement de ce sous-genre.

La recette est pourtant la même : après une trahison, le protagoniste ne va avoir d’autres choix que de se venger. Et lorsque le commun des mortels se contente d’une remontrance ou d’une vive discussion, avec Liam Neeson, cela prend toujours d’autres proportions. Ici, il interprète, un ancien militaire reconverti dans le braquage de banques. Après douze établissements cambriolés et plus de neuf millions de dollars accumulés, l’homme décide de se ranger, par amour. Il monte alors un deal avec le FBI : son immunité contre l’intégralité de l’argent rendu. Pas de bol pour lui, il tombe sur des agents ripoux qui vont essayer de le piéger pour pouvoir conserver le butin. Encore moins de chance pour eux, ils se sont attaqués à la mauvaise personne. Et lorsque l’acteur déclare « I am coming for you », vous pouvez le croire, il va venir vous rendre visite !

Avec sa recette déjà trop usitée, ses ressorts prévisibles et ses nombreuses incohérences, le métrage est malheureusement un beau raté, une vulgaire série B écrite pour la star, où celle-ci se contente de singer sa propre image. Avec cette impression de déjà-vu omniprésente, même les cascades et bastons efficaces ne suffisent pas à sortir le spectateur de la léthargie dans laquelle il a été plongé par la vacuité abyssale du scénario. Car là est bien le problème, n’avoir esquissé aucune trame narrative au-delà du prétexte de revoir Liam Neeson faire des clés de bras à gogo. Se délestant de toute interrogation autour de la crédibilité des séquences, le film est une simple accumulation de scènes explosives, sans âme ni ambition.

Dans cet univers fictif, l’un des plus grands braqueurs, réputé pour la minutie de chacune de ses opérations, peut par exemple se rendre au FBI sans s’assurer de la moindre garantie quant à son sort. « Oops, tout l’argent a été volé, dommage que pour la première fois de ma vie je ne me sois pas méfié… ». Pour les fans et les néophytes, aucun doute, "The Good Criminal" est plus proche de la pré-retraite ratée que du chant de cygne.

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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