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SUPER-HÉROS MALGRÉ LUI

Un film de Philippe Lacheau

Un petit régal de rythme et d’humour déjanté

Cédric est un acteur de seconde zone. Suite à l’accident dont est victime l’acteur retenu pour jouer le rôle de Badman, celui-ci prend sa place, rencontrant l’une de ses idoles, l’acteur Alain Belmont, distant et méprisant, en plein redressement fiscal, dans le château duquel est tourné une partie du film. Mais à peine une scène d’action mise en boite, il reçoit un coup de fil de sa sœur, lui apprenant que son père, commissaire, a été agressé par le gangster qu’il traque depuis des années. Il prend alors la voiture du film, la Badmobile, mais est à son tour victime d’un accident, au cours duquel il perd la mémoire, et devient persuadé qu’il est bien un héros de l’ombre…

Super-Héros malgré lui film movie

Philippe Lacheau semble, avec "Super-héros malgré lui", atteindre une sorte d’apogée dans son style de comédie, à la fois moderne et référencée, ultra rythmée niveau gags, et dotée ici d’un scénario absurde mais qui tient bien la route. Après la découverte "Babysitting", "Babysitting 2", et l’amusante adaptation de "Nicky Larson", la bande à Fifi (BAF productions) se retrouve au grand complet pour cette comédie irrésistible, qui fera mi-janvier l’ouverture du 25e Festival de l’Alpe d’Huez. De quoi réjouir les fans et embarquer tout un nouveau public dans cette aventure qui suit en parallèle les mésaventures burlesques de celui qui est devenu « Johnny » le super-héros, et ses poursuivants : d’un côté sa sœur et ses deux meilleurs potes, de l’autre les gangsters recherchés par son père commissaire, mais aussi les flics sous les ordres de celui-ci.

Le film commence d’ailleurs sur les chapeaux de roues niveau comique, faisant avant même l’accident qui servira de prétexte à une trépidante deuxième partie, de son personnage principal à la fois un souffre douleur, rudoyé par un vieux qu'il n'a pas aidé ou par son implacable agent (Chantal Ladesou, parfaite, entre posture odieuse et profiteuse), un candide au peu d’amour propre, et quelqu’un de crédule et finalement manipulable à souhait. Des bases indispensables pour rendre ainsi crédible son comportement dans la seconde partie du film, alors qu’il tombera sur différentes personnes pas forcément très bien intentionnées (la famille qui le récupère, un rival méprisant, une journaliste...).

Rires et idées saugrenues sot donc au rendez-vous, chaque détail étant pensé pour stimuler vos zygomatiques, comme des d’abeilles au comportement obscène, une manière très particulière d’apprendre son texte ou un véhicule novateurs aux multiples systèmes visant à punir les mauvais conducteurs... De nombreuses surprises vous attendent donc, incluant placement de produit comme références plus ou moins déguisées à "Spider-Man", aux "Avengers", au "Joker", ou encore à "Batman", à l’incendie de Notre Dame et à Tom Cruise. Encore dynamisé par l’utilisation de standards tels que Holding Out for a Hero de Bonnie Tyler et Just the two of us, "Super-Héros malgré lui" met le sourire aux lèvres et donne résolument la patate. Le plus sympathique antidote qui soit à ce début d’année particulièrement morose.

Olivier BachelardEnvoyer un message au rédacteur

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