J'IRAI OÙ TU IRAS

Leïla Bekhti et Géraldine Nakache : Tout ce qui brille encore !

Vali fait partie des dernières candidates pour rejoindre la troupe de Céline Dion en vue de sa prochaine tournée. Si elle peut compter sur le soutien sans faille de son père, celui-ci se retrouve dans l’incapacité d’accompagner sa fille pour l’épreuve ultime. C’est donc avec sa sœur Mina, totalement son opposée, que la chanteuse va devoir faire la route. Et le trajet ne sera pas de tout repos…

J'irai où tu iras film image

Après deux projets co-réalisés avec Hervé Mimran ("Tout ce qui brille", "Nous York"), Géraldine Nakache a décidé de voler de ses propres ailes. S’appuyant sur sa fidèle acolyte, Leïla Bekhti, la réalisatrice poursuit dans la veine comique ayant fait sa réputation, tout en osant ici des tonalités plus dramatiques. Les premières minutes sont exemplaires de ce que le métrage nous réservera : de l’émotion, des rires, et du Céline Dion (beaucoup de Céline Dion). Vali (Géraldine Nakache) gagne sa vie en arpentant les scènes de mariage, profitant de ces quelques minutes de gloire pour se rappeler au bon souvenir d’une époque où ses rêves semblaient encore accessibles. Mais aujourd’hui, elle est plus proche que jamais d’accéder à la notoriété des anonymes, en participant à la dernière épreuve du grand concours pour élire les choristes de l’interprète de J’irai où tu iras. Et si son père devait l’accompagner, c’est finalement avec sa sœur Mina (Leïla Bekhti) qu’elle devra faire le voyage. L’occasion pour elles de se retrouver après presque une année de silence.

Chronique d’une famille où les non-dits ont pris le dessus sur les sentiments, le film est une récréation douce-amère où les vannes apportent les respirations nécessaires à l’ambiance souvent étouffante des situations. Car malgré les velléités humoristiques qui imprègnent l’ensemble, le socle du métrage est lui bien plus tragique, traitant aussi bien des deuils impossibles que de la maladie. Si la mise en scène est parfois hésitante et le scénario trop lisible, "J’irai où tu iras" s’avère le portrait vibrant et touchant de deux sœurs que tout oppose. Avec sa galerie de personnages hauts en couleur, son rythme soutenu et un Patrick Timsit attendrissant, cette comédie confirme le talent d’autrice de Géraldine Nakache et regorge de plusieurs séquences déjà cultes. En ce début d’Automne, un excellent remède pour réchauffer les cœurs !

Christophe BrangéEnvoyer un message au rédacteur

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